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 Végétaux commençant par la lettre M

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Zivapa
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MessageSujet: Végétaux commençant par la lettre M   Mer 25 Avr - 12:38

Donc... Tous les végétaux commençant par la lettre M.... Embarassed

Moutarde (Un.) ; Mélisse (en cours) ; Menthe (en cours) ; Mandragore (en cours), Mauve (en cours), Millepertuis (en cours), Melon (en cours), Muguet, Myrrhe, Marjolaine (en cours), Marrube (en cours).

Molène -> Bouillon blanc.


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MessageSujet: Moutarde.   Mer 25 Avr - 16:54

A - Nom de la plante : Moutarde ou Sinapis arvensis.
Appelée aussi Sénevé.
Le nom de mostarde ou moustarde (moutarde) date du début du 13e siècle et vient de moût (most en ancien français, mustum en latin), pour désigner des "grains de sénevé broyés avec du moût de vin" (nouveau dictionnaire étymologique, Larousse, 1964). Le moût est le jus du raisin, avant fermentation alcoolique. La moutarde est donc un moût "ardent", un jus de raisin qui brûle, en référence à la saveur piquante de la graine de moutarde.



1 – Description.
La moutarde provient d’une plante herbacée de la famille des brassicacées. La fleur de moutarde comporte quatre pétales disposés en croix, d’où son nom de crucifère (de croix). C’est une plante apparentée au colza, au chou, au cresson, au radis, ou encore au navet.
Il existe plusieurs moutardes : la moutarde des champs ou Sinapis arvensis, la moutarde noire ou Brassica nigra, la moutarde blanche ou Sinapis alba.
C’est la moutarde noire qui est la plus appropriée pour la fabrication des sinapismes (ou cataplasmes à la moutarde)

La moutarde est fabriquée à Dijon depuis au moins 1347, mais la "moutarde de Dijon" est une appellation générique qui ne garantit pas l'origine géographique du produit.

2 – Histoire.
Le royaume des cieux est semblable à un grain de sénevé qu’un homme a pris et semé dans son champ.
(Evangile selon St-Matthieu, XIII, 31).

"La moutarde (sinapi), dont la saveur est très piquante et l'effet brûlant, et qui est très salutaire au corps; elle vient sans culture, mais elle est meilleure quand on l'a repiquée... Il y a trois espèces de moutardes." (Histoire naturelle Livre XIX - 54 / Pline l'Ancien).
Pythagore la conseille en cataplasme contre les piqûres de scorpion.
"Quand cet homme, se nourrirait de sinapis [Moutarde], il n'aurait pas l'esprit plus maussade et plus lunatique." (Plaute.)

Au IXe siècle, déjà, on trouve dans la liste de plantes du Capitulaire de Charlemagne des graines de moutarde.

"Petit est le grain de moustarde ;
Le feu saint Anthoine vous arde,
Si jamais vous avez rien vû
Qu'il soit plus mince et plus menu ;
Il a toutefois grande force,
Si que sans vous donner d'entorce
Il tire les larmes des yeux ;
Mais apres on n'en rit que mieux :
Car la teste aussi bien il purge
Que si l'on prenoit de l'espurge."
Ecole de Salerne (du IXe au XIIIe s.)

Au Moyen âge, Dijon est plus une capitale des plaisirs et du cœur que réellement politique. Les ducs de Bourgogne célèbrent des évènements extraordinaires, ils festoient et profitent des vins du vignoble tout proche. La moutarde, déjà réputée, est présente sur leur table : on la mentionne dès 1336 lorsque le duc capétien Eudes de Bourgogne organise un mémorable festin en l'honneur de Philippe VI le Hardi, roi de France. Les comptes de l'époque nous apprennent que l'on achète pour la circonstance un poinçon, c'est-à-dire environ 300 litres de moutarde. La moutarde vient de faire son apparition en Bourgogne. Elle est plus tard expédiée à la Cour de France -par barils- et vers d'autres cours européennes grâce aux Valois. Ce sont donc les Ducs qui lancent la moutarde : ils apprécient ses vertus digestives et antiseptiques. Dans les livres tenus par Isabelle de Portugal, épouse de Philippe le Bon, autour de 1450, la moutarde apparaît régulièrement.
Le XIVème siècle voit la naissance de la corporation des vinaigriers-moudardiers à Orléans. Mais Dijon, dont la moutarde était depuis fort longtemps appréciée des ducs de Bourgogne, devint la capitale de la moutarde. Louis XI avait son propre pot de moutarde qu'il gardait avec lui pour être sûr de ne pas en manquer. De même, Jean XXII, grand amateur de moutarde, créa le poste de Grand Moutardier du Pape pour son neveu.
A la fin du XVème siècle, le retour de Vasco de Gama provoque une forte réduction de l'utilisation de la moutarde car les épices commencent à avoir des prix abordables.

3 – Vertus.
La moutarde est utilisée pour ses vertus thérapeutiques : stimulant de l’appétit, laxatif, expectorant, antiseptique et répulsif au cours des traitements des angines, bronchites, pharyngites, rhumatismes et les éruptions cutanées. La moutarde est présente dans l’alimentation en tant qu’épices, condiment ou ingrédient (liant et releveur du goût des plats préparés).
Elle sert à confectionner la moutarde, condiment, mais a été également employée comme légume. La moutarde noire sert à fabriquer les sinapismes médicamenteux.


B - Recettes pour se nourrir.
Sauce moutarde :
"Mélangez de la moutarde avec du miel, du vinaigre et du sel et versez sur les raves préalablement rangées"
Il s'agit d'une sauce aigre-douce, sans épices, dont la saveur est donc assez différente de la moutarde que nous connaissons habituellement.

C – Recettes pour guérir. (Aucun résultat garanti)
En cataplasme, c’est à dire appliquée en bouillie sur le corps entre deux linges, la moutarde était autrefois utilisée pour ses pouvoirs antiseptiques (qui combat les infections). En cataplasme toujours, mais sinapisé cette fois, c’est à dire à base de moutarde noire et de farine, la moutarde combat l’asthme et la pneumonie. Attention tout de même à enduire l’épiderme du malade d’un corps gras car la moutarde est un produit irritant. Ce même procédé permettrait d’apaiser la douleur, et de désinfecter les plaies.

On relate d’autres utilisations au fil des temps vantant de possibles pouvoirs contre les maux et maladies de toutes sortes : antidotes contre les morsures de scorpion, calmant pour les rages de dents.

En bain de pieds, les orteils trempés dans une eau chaude préalablement saupoudrée de farine de moutarde, le condiment procure une sensation de bien-être doux-amer. Si ce n’est que l’odeur de ce bain est particulièrement… désagréablement fort.

En infusion légère, saupoudrez un peu de farine de moutarde dans un verre d’eau chaude et dégustez. Le goût est difficile à supporter et vous fera rapidement vomir. C’est d’ailleurs l’effet recherché par cette préparation utilisée jadis pour soigner les crampes d’estomac.

Un mélange composé de graines de moutarde, de gingembre et de menthe rendrait les époux plus réceptifs aux ébats amoureux selon une ancienne croyance danoise.

Et voici le meilleur pour la fin : le gargarisme de graines de moutarde. Laissez infuser quelques graines de moutarde dans une tasse d’eau bouillante une dizaine de minutes puis filtrez, et utilisez comme gargarisme. Celui qui supportera l’effet et le goût pourra paraît-il soigner ses maux de gorge.

***

Expressions françaises :
« La moutarde lui monte au nez »
Cette expression signifie : L'impatience l'envahit, la colère le gagne. Le lien est la connotation du pouvoir irritant physiquement de la moutarde (rappelez-vous les « rigolos » à la moutarde qu’on vous posait dans le dos quand vous étiez petits) et l’irritation de l’énervement ou de la colère.

« Le premier moutardier du Pape »
Se prendre pour une personnalité importante, être fier de sa situation.
Jean XXII, Pape d'Avignon de 1316 à 1334, créa à sa Cour la charge de "premier moutardier" en faveur de son petit-neveu. Etait-ce pour le placer ou bien parce qu'il raffolait de la moutarde, l'histoire ne le dit pas.

« C’est (comme) de la moutarde après dîner »
C’est quelque chose qui vient après que l’on n’en ait plus besoin, hors de propos.

(Références : site d'Oldcook ; dijoon.free.fr ; toildepices.com ; cal-lorraine.com)


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MessageSujet: Mélisse (en cours)   Ven 27 Avr - 16:27

(en cours)

A - Nom de la plante : la Mélisse officinale, Melissa officinalis L. ; Melissa graveolens H.

Appelée aussi : Herbe aux mouches, Citronnelle, Mélisse-citronnelle, Citronade, Herbe au citron, Piment des abeilles, Piment des mouches, Piment des ruches, Céline, Thé de France, Poncirade.

1 – Description.
Plante vivace. Famille : labiées.

Culture & Récolte.
Multiplication par semis et éclats de touffes. Culture en terre profonde et fraîche.

Langage des fleurs.


2 – Histoire.

Croyances.

3 – Vertus.
La mélisse a des vertus sudorifiques, sédatives, antispasmodiques et digestives.

Parmi les nombreuses préparations pharmaceutiques contenant de la mélisse, la plus populaire est l’extrait d’alcool connu sous le nom d’eau de mélisse utilisée pour les maux d’estomac.

Aux fourneaux, on peut ajouter les feuilles fraîches dans les soupes, les salades, sauces, plats de poisson et produits laitiers.

Broyée, elle est efficace contre les mites et contre les piqûres d'insectes.


B - Recettes pour se nourrir.

C - Recettes pour guérir (Aucun résultat garanti).
Pour chasser les mouches dans la maison : on suspend des bouquets de citronnelle.


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MessageSujet: Menthe (en cours)   Ven 27 Avr - 16:31

(en cours)

A - Nom de la plante : Les menthe, (Mentha : Mentha pulegium L. ; Mentha piperata L. ; Mentha viridis L.)

Appelée aussi : Menthe Notre-Dame, Menthe coq, Costo (herba santa Maria), Menthe sylvestre, Menthe poivrée, Menthe verte, Menthe pouliot, Péliot, Herbe aux puces, Chasse-puces, Pouliot royal, Herbe de Saint-Laurent, Frétillet, Dictamne de Virginie, Petit baume, Menthe baume, Baume vert.

1 – Description.
Plante vivace originaire d'Europe et d'Asie. Famille: labiées.

Culture & Récolte.
Multiplication par éclats de pieds. Elles se cultivent en tout terrain et selon les espèces. En général, elles ont besoin de beaucoup d'humidité. Plante quelque peu envahissante.

Langage des fleurs.

2 – Histoire.
Plusieurs sortes de menthes sont cultivées depuis le Néolithique. Anciennement, les Chinois vantaient leurs propriétés calmantes. Hypocrate les jugeait aphrodisiaques. Le genre Menthe est un des plus complexes du règne végétal. Toutes les Menthes ont pratiquement les mêmes vertus médicinales. Toutes les menthes au Moyen âge sont réunies sous le nom de Mentha.
Au Moyen âge, elles sont rassemblées sous le nom unique de mentha. Seule la menthe pouliot est différenciée dès l'époque carolingienne.
« Je dis que la mente est menteuse
Si lente elle est, et paresseuse
A tuer les vers dans le corps
Et les chasser viste dehors »
Ecole de Salerne.
Connue depuis très longtemps dans le monde entier, les Romains l’appréciaient pour ses vertus stimulantes et les Asiatiques pour ses propriétés calmantes.

Croyances.
Pline recommande à ceux qui étudient de se ceindre la tête d’une couronne de menthe tressée car elle réjouit l’âme et donc est bonne pour l’esprit.
En magie, il suffisait, trois jours de suite avant le lever du soleil, d'aller s'incliner devant un pied de cette plante... pour chasser les fièvres persistantes ! Il ne fallait cependant pas oublier l'offrande du pain, du sel et du vin... Le pied de la simple se desséchait alors, et vous étiez guéri.

3 – Vertus.
Elles ont des vertus stomachiques, stimulantes, digestives, analgésiques.

Elles ont la faculté de repousser nombres d'insectes parasites.
Elle repousse la fourmi et donc lutte contre les pucerons noirs (amenés par les fourmis). La menthe poivrée (mentha piperita) est la meilleure variété à utiliser à cause de son odeur très forte.
Menthe Pouliot (mentha pulegium) appelée "herbe aux puces" possède une odeur que détestent les fourmis, les moustiques, les mouches et les puces des chiens et des chats.

Au Moyen âge, on l'utilise pour ses vertus médicinales (aphrodisiaque, menstruations faibles ou douloureuses...) mais aussi pour chasser les puces des paillasses (encore utile de nos jours pour nos petits amis à quatre pattes !) ou éloigner les rongeurs des sacs de graines...
Elles aident à lutter contre la mauvaise digestion, les convulsions, les migraines et la toux.

Aux fourneaux : les feuilles fraîches ou séchées conviennent aux pommes de terre, volailles, poissons, salades, entremets, desserts.

B - Recettes pour se nourrir.
En 1700 ans avant J.C, on la cuisinait avec des petits oiseaux, cuits dans un plat à feu doux, sur la braise

C - Recettes pour guérir (Aucun résultat garanti).
Chasser les puces : brûler quelques feuilles fraîches de menthe pouliot dont la fumée chasse les puces.

"Si l'homme veut éteindre en lui les ardeurs et les plaisirs de la chair, il faut qu'il recueille, en été, une part d'aneth, deux parts de menthe aquatique, un peu plus d'épurge, de la racine d'iris d'Illyrie : qu'il mette le tout dans du vinaigre et en fasse un condiment qu'il mangera souvent avec tous ses aliments." (Hildegarde de Bingen)

Vinaigre contre la peste : macération aromatique dont il faut se frotter le corps et en boire tous les jours.
Voici la formule :
20 g de grande absinthe (Artemisia absinthium) ; 20 g de petite absinthe (Artemisia pontica) ; 40 g de romarin (Rosmarinus officinale) ; 40 g de sauge (Salvia officinale) ; 40 g de menthe (Mentha) ; 40 g de rue fétide (Ruta graveolens) ; 40 g de lavande (Lavandula vera) ; 5 g d'acore aromatique (Acorus calamus) ; 5 g de cannelle (Cinnamomum zeyianicum) ; 5 g de girofle (Syzygium aromaticum) ; 5 g de muscade (Myristica fragrans) ; 5 g d'ail (Allium sativum). A laisser macérer dix jours (au soleil si possible) dans 2,5 litres de vinaigre. Ecrasez bien les plantes dans le jus, puis passez. Ajouter 10 g de camphre naturel à dissoudre avant dans quelques gouttes d'acide acétique. S'en frictionner tous les jours. C'est une belle panoplie d'herbes désinfectantes !


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MessageSujet: Mandragore (en cours)   Ven 27 Avr - 17:20

(en cours)

A - Nom de la plante : Mandragore, (Mandragora officinarum)

Appelée aussi : Mandragora, Mandragoire.

Origine du nom :
Cette plante est appelée par certains antimoine et androponitreos. Ils appellent sa semence albarolos.

1 – Description.
La mandragore est froide et sèche. Il y a deux espèces de mandragore, à savoir : la mandragore mâle et la mandragore femelle. Certains disent aussi que la mandragore femelle a la forme d’un homme, mais c’est faux car la nature n’accorderait jamais à aucune plante une forme humaine.

Culture & Récolte
Partie utilisée : la racine.
Pour trouver une mandragore il faut d'abord se munir d'un très bon livre de plantes médicinales pour y trouver son image car ses feuilles ressemblent très fort aux feuilles d'un chêne ; ensuite une fois la mandragore repérée on attendra la nuit pour la cueillir, on se mettra toujours le dos au vent et on tracera un petit cercle autour avant d'arracher les feuilles avec la racine...

Langage des Fleurs.

2 – Histoire.
Hippocrate prescrivait la mandragore en décoction contre la dépression et la fièvre. Il se servait ici de la "froideur" de la plante, qu'il atténuait par une décoction faite dans du vin.

Croyances.
Sa récolte est difficile et dangereuse. D'après Hermès Trismégiste, elle doit se répartir sur trois jours quand Mars est au plus haut dans le ciel. L'herboriste doit tracer trois cercles autour de la plante avec une épée, le premier pour en prendre possession, le deuxième la purifier et le troisième pour mettre ses vertus à l'abri de toute influence malfaisante. Après avoir déchaussé la plante avec une pelle en ivoire, l'herboriste, tourné vers l'Occident, doit la couper avec l'épée qui a servi à tracer les cercles, un premier coup à la partie supérieure de la plante, un second accompagné d'une danse et de plaisanteries érotiques. Mais le moyen le plus sûr et le plus connu de récolter la plante consiste, un samedi en pleine nuit, à nouer un bout d'une corde neuve à la plante et l'autre bout à la queue d'un chien, afin qu'il arrache la plante, mourrant aussitôt car au moment de l'arrachage, la mandragore pousse un cri si effroyable qu'elle tue ou rend fou celui qui la sort de terre.
Pour Hildegarde de Bingen, après l'avoir arrachée, il faut mettre la mandragore dans une fontaine, pendant un jour et une nuit, pour éliminer les mauvaises humeurs de la plante. Mais la plante étant fort dangereuse, la main doit être recouverte d'une étoffe pour pouvoir la toucher. Une fois tous ces obstacles surmontés, la racine doit être lavée avec du vin rouge et enveloppée dans une étoffe riche. Elle était alors conservée dans une boîte, vêtue de soie.
La mandragore était la plante magique incomparable de l'Europe médiévale. On pensait que la plante naissait sous les gibets, du sperme des pendus. C'est la forme humaine de sa racine qui lui donna sa valeur en sorcellerie. Elle était investie des pouvoirs les plus puissants. C'est pourquoi on lui apportait un soin particulier. On la traitait comme un être vivant, lui donnait un bain tous les vendredis, l'habillaient de neuf à chaque nouvelle lune et la nourrissait de lait. Elle rentrait dans la composition des charmes, philtres, onguents, fumigations, amulettes, talismans, potions et breuvages magiques.
Cependant, il est vrai que certaines personnes l’utilisent pour fabriquer des figures humaines, ainsi que nous l’avons vu et entendu dire auprès de certains habitants des campagnes.
La mandragore, Anthropomorphon chez les Grecs (par la ressemblance de la racine avec un corps humain… !) était considérée comme une œuvre du Diable au Moyen Age (le Diable qui cherchait à imiter Dieu en créant une ébauche d’homme)…Les druides s’en servaient déjà pour se mettre en léthargie, et le Grand Albert, un livre divulguant des secrets divers et attribué sans doute à tort à Albert le Grand (1193-1280) la recommandait pour l’anesthésie. La légende lui attribue aussi des vertus… aphrodisiaques. Mais attention, c’est un hallucinogène très dangereux, voire mortel.
Et n’oubliez pas, qui possède une racine de mandragore et la porte sur lui comme talisman est assuré du succès dans toutes ses entreprises… et en amour…
Pour acquérir l'amour d'une personne, on préparera le philtre de la manière suivante : on place dans un bocal quelques morceaux de racine de mandragore fraîche avec un peu de votre sang, une mèche de vos cheveux, et vous recouvrez le tout de la même quantité de sucre. Vous placerez ce bocal trois mois dans un lieu à l'abri de la lumière ensuite vous filtrerez ce précieux liquide au travers d'une passoire il suffira de quelques gouttes de ce philtre dans un verre de vin rouge ou de champagne accompagné d'un bon dîner pour déclencher l'amour de la personne désirée... (j'indique ceci pour que vous sachiez ce qu'il ne faut pas faire... et puis ce sont des on-dit... des histoires contées à la veillée).


3 – Vertus.
narcotiques, stupéfiantes, rafraîchissantes, anaphrodisiaques, somnifères.
La mandragore femelle a les feuilles âpres et certains disent que comme médication, elle est meilleure que l’espèce mâle. On peut utiliser l’une et l’autre indistinctement.
Ce qui est le plus utile en médecine est l’écorce de la racine, ensuite les petits fruits qui lui poussent et, en troisième lieu, les feuilles.
L’écorce de la racine, une fois qu’elle a été récoltée, peut être conservée pendant quatre ans sans perdre ses propriétés.
Elle a la vertu de refroidir, de calmer et de mortifier, en plus de faire dormir et d’agir comme narcotique, ce qui est la même chose.

B - Recettes pour se nourrir.
C – Recettes pour guérir. (Aucun résultat garanti !)
Pour faire dormir un malade fiévreux, il faut confire l’écorce de la racine de mandragore avec du lait de femme et du blanc d’œuf, et ensuite l’appliquer sur le front et les tempes.

Contre le mal de tête causé par la chaleur, il faut émietter les feuilles et les appliquer ensuite sur les tempes. On peut aussi frotter la tête avec de l’huile de mandragore que l’on prépare de la façon suivante : d’abord, on broie les fruits de la mandragore et on les laisse macérer longuement dans de l’huile. Ensuite, on les place sur le feu pour qu’elles cuisent un peu et enfin, on filtre l’huile qui est alors appelée huile de mandragore.
Elle sert à faire dormir et à combattre les maux de tête dus à la chaleur si on s’en frotte les tempes et le front.

Si l’on enduit de cette huile les veines qui palpitent, que nous appelons pouls, elle calme et fait baisser la chaleur produite par la fièvre.

Les apostèmes chauds doivent être frottés, lorsqu’ils sont récents, avec cette huile et de la sorte, la matière en sortira. Pour cet usage, l’on peut aussi utiliser les fruits et les feuilles de mandragore, qu’elles soient hachées ou découpées, ou pour le moins la poudre des feuilles avec le jus de quelque plante froide appliqués sur l’apostème.

Contre le flux de ventre causé par l’acidité et l’aigreur de l’humeur colérique, on doit frotter le ventre et toute la colonne vertébrale avec cette huile et l’on peut aussi en administrer un peu en clystère.

Hildegarde de Bingen recommandait : "Si un homme soit sous l'effet de pratiques magiques, soit à cause de sa propre ardeur, a perdu toute retenue, qu'il prenne une partie de mandragore en forme de femme, purifiée dans une fontaine, comme je l'ai dit [...] qu'il la garde attachée, trois jours et trois nuits, entre la poitrine et le nombril ; puis qu'il divise ce même morceau en deux parties : qu'il en garde une attachée trois jours et trois nuits sur chaque hanche ; mais qu'il réduise en poudre la main gauche de cette silhouette, qu'il ajoute à cette poudre un peu de camphre, qu'il la mange, et il sera guéri."

Sous forme de cataplasmes, elle soigne les rhumatismes. Mais il faut faire attention car à forte dose, elle provoque délires et hallucinations voire un état létal.


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MessageSujet: Mauve   Lun 30 Avr - 19:11

(en cours)

A - Nom de la plante : la Mauve, (Malva Sylvestris)

Appelée aussi : Grande mauve, Herbe à fromage, "Mal va t'en", Fausse guimauve, Fromage, Petit fromage.

Origine du nom.
Du latin Malva.

1 – Description.
Plante à fleurs roses ou violacées commune dans les terrains vagues ou cultivés. Famille des malvacées.

Culture & Récolte
On utilise la fleur et la feuille.

Langage des Fleurs.
2 – Histoire.
Plante médicinale connue depuis l'antiquité.
Croyances.

Symbolique.
Les Pythagoriciens en faisaient une plante sacrée en raison, paraît-il, de l'orientation de ses feuilles vers le soleil et la disaient "propre à modérer les passions et à procurer la liberté de l'esprit ...et celle du ventre".

3 – Vertus.
Connue pour ses propriétés calmantes et adoucissantes, émollientes et pectorales. Elle est utilisée aussi bien en tisane pectorale qu'en application sur la peau. En montagne on l'utilise en infusion ou en compresse.

Si l'on en connaît la fabrication, très utile dans un onguent qui sert à entretenir les dents.

Aux fourneaux : les jeunes feuilles se mangent en légumes depuis l'Antiquité.

B - Recettes pour se nourrir.
C – Recettes pour guérir. (Aucun résultat garanti !)


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MessageSujet: Millepertuis   Lun 30 Avr - 19:15

(en cours)

A - Nom de la plante : Millepertuis, (Hypericum Perforatum)

Appelée aussi : Herbe percée, Chasse diable, Herbe de la Saint Jean.

Origine du nom :

1 – Description.
Famille des hypéricacées. Cette herbe à mille trous a des feuilles pourvues de poches à essences transparentes qui lui font paraître perforées (pertuis = trous). Ses fleurs jaunes ne sont pas odorantes mais riche en pollen, ce qui fait du millepertuis une plante mellifère adorée des abeilles.

Culture & Récolte.
Parties utilisées : fleurs et feuilles.

Langage des Fleurs.

2 – Histoire.
Pline l'Ancien recommandait de mélanger du millepertuis au vin comme remède contre les morsures des serpents venimeux.

Croyances.
Il faut prendre de nombreuses précautions lors de sa récolte. Il faut cueillir le millepertuis un dimanche, quand le Soleil est en conjonction avec Jupiter, à l'heure de midi, juste avant d'entendre le son des cloches, puis il faut placer la plante dans un linge blanc.
Le millepertuis cueilli la nuit de la Saint Jean est aussi considéré comme une herbe magique censée protéger des sorcières et des fantômes.
Hormis ces aspects thérapeutiques, cette plante faisait surtout l'objet de maintes superstitions, issues de la civilisation celtique. On pensait que ce "Chasse-diable" avait le pouvoir d'éloigner les mauvais esprits. Chaque année, on en faisait brûler dans les feux de joie de la veille de la St Jean pour purifier l'air, éloigner les mauvais esprits et assurer de bonnes récoltes.

3 – Vertus.
Au Moyen Age, le suc du millepertuis était utilisé pour soulager les brûlures et les plaies. Elle était aussi bénéfique contre la goutte, la jaunisse et les douleurs d'estomac.

On utilise toute l'inflorescence. Ses propriétés antiseptique, détersive, apéritive, cicatrisante, apaisante, vulnéraire et astringente sont connues depuis toujours et la font utiliser surtout pour soigner les brûlures ou les petites blessures.

Produit une matière colorante rouge : faire tremper les fleurs dans de l'huile d'amande douce.

Vertus aphrodisiaques.

B - Recettes pour se nourrir.

C – Recettes pour guérir. (Aucun résultat garanti !)
Mises à tremper dans de l'huile d'amande douce (ou huile d'olive vierge), les fleurs libèrent une matière colorante rouge. Cette huile de millepertuis est cicatrisante et anti-inflammatoire.

Le millepertuis était surtout utilisé pour soigner les brûlures du feu et du soleil. Pour cela on utilisait de l'huile rouge de millepertuis en compresses. (Il faut cependant prendre garde. L'huile de millepertuis est photo sensibilisante. Il ne faut donc pas exposer la blessure recouverte d'huile à la lumière, ce qui pourrait engendrer de graves brûlures.)

En usage interne, l'huile rouge servait pour les coliques et douleurs abdominales. Mais il faut là encore prendre des précautions, car à fortes doses, la plante est toxique.

D'après Albert le Grand, le millepertuis permet d'assurer à un homme que sa compagne ne se lassera pas de lui. Pour cela, il indiquait : "Composer un baume de la cendre du Stellion, d'huile de millepertuis et de civette, et en oindre le grand doigt de pied gauche et les reins, une heure avant que d'entrer au combat (amoureux) et l'on en sortira avec honneur et satisfaction."

Tisane d'amour : Faire bouillir un litre d'eau. Jetter une poignée de sommités fleuries de la plante, laisser infuser pendant dix minutes puis filtrer. Durant l'après midi, boire une tasse de cet élixir... et bonne soirée!


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MessageSujet: Melon   Lun 30 Avr - 19:20

(en cours)

A - Nom de la plante : Melon, ( )
Appelée aussi :
Origine du nom :
1 – Description.
Famille des cucurbitacées, genre Cucumis melo.
Il est originaire d'Asie ou d'Afrique du Sud. Les variétés actuelles connues viendraient du Caucase et d'Arménie.
Culture & Récolte
Langage des Fleurs.
2 – Histoire.
Le melon était déjà consommé en Egypte ancienne, chez les grecs et chez les romains.
Il y a parfois des confusions de vocabulaire pour désigner l'espèce Cucumis melo. Il faut éviter à tout prix l'anachronisme, qui consiste à croire que les types modernes existaient de tout temps et que ce sont eux qu'il faut retrouver chez les anciens.
En effet, la reproduction de melon du Tacuinum montre un melon d'une forme allongée très différente des melons actuels et confirme les difficultés d'identification rencontrées par les chercheurs. Il y a également confusion de vocabulaire entre concombre, melon, pastèque et courge dans l'antiquité et au Moyen Age.
Pour Pline (19, 64-68 ), quand les "concombres ont acquis un volume considérable, on les appelle pepones." Ce nom a donné un dérivé grec melopepôn (d'où le latin melopepo), signifiant "melon-pomme", dont Pline nous dit qu'il s'agit d'une variété nouvelle ayant la forme d'un coing, qui prend sur le sol une forme ronde et est doré... La seule recette que donne Apicius (recette 85) est intitulée "Pepones et melones", que le traducteur Jacques André a rendu par "Pastèques et melons". Je pense qu'il a choisi "pastèque" parce que "melon" était déjà rendu par "melones". Mais à mon avis, il s'agissait de deux types de melons. En note, André précise que la recette concerne probablement des fruits cuits ("en compote") et non crus, et il ajoute que "on sait qu'on faisait cuire les pastèques (Dioclès de Caryste ap. Athénée, 68e)". Cette affirmation montre qu'il ne s'agissait probablement pas de nos pastèques modernes (rouges et très aqueuses). S'il s'agit d'un type de cultivars de Citrullus lanatus, ce serait plutôt le citre [ou gigerine] (à chair blanche, dont on fait des confitures de nos jours), ou de types récoltés immatures (pourquoi pas ?). Mais ce devait être plutôt un type de gros melon inodore.
Des moines italiens ont cultivé et amélioré le melon, à la Renaissance, dans une résidence papale d'été : Cantalupo. Le melon cantaloup s'est ensuite acclimaté dans la région d'Avignon (melon de Cavaillon). La Quintinie cultive le melon sous serre à Versailles. Au 17e siècle, on distinguait en France les pompons, à gros fruits oblongs sans saveur, et les melons, à fruits ronds sucrés. On comptait 65 variétés de melon à la fin du 19e siècle.
Croyances.
3 – Vertus.
B - Recettes pour se nourrir.
Apicius propose donc une recette de Pepones et melones (gros melons et melons) : poivre, menthe pouliot, miel ou vin paillé, garum, vinaigre. On ajoute aussi parfois du silphium (III-VII).
C – Recettes pour guérir. (Aucun résultat garanti !)
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MessageSujet: Muguet   Mar 1 Mai - 10:20

A - Nom de la plante : Muguet, (Convallia majalis)



Appelée aussi : Lys des vallées, Lys de Mai, Larmes de Notre-Dame, Clochette des Bois, Gazon de Parnasse, Reine des bois, Amourette.

Origine du nom.
De son vrai nom Convallia majalis, du latin convallis, la «vallée», du grec leiron , le «lis», donc le lis des vallées, et de majalis , le mai latin. Successivement appelé mugade, puis mugate, muguette et enfin muguet, il évoque l'odeur entêtante de la noix muscade.
Son nom de muguet, dérivé du latin muscus ("musc"), fait allusion à son parfum suave et légèrement musqué.

1 – Description.
Plante originaire du Japon, présente en Europe depuis le Moyen âge. Le muguet est une plante très toxique. Le muguet est une plante vivace par son rhizome, d'où partent deux feuilles à la base engainante, au coeur desquelles apparaît une seule tige portant les fleurs odorantes en clochettes blanches. Le muguet est abondant dans certain sous-bois, il fleurit en Avril et Mai. C'est une plante de 15 à 30 cm. Son parfum très agréable, rappelle celui de la fleur d'oranger.
Plante de la famille des Liliacées. Petite plante vivace à souche rampante, glabre, assez basse. La racine est un rhizome. Les feuilles sont : deux à trois feuilles simples ovales, lancéolées à nervures parallèles ; longs pétioles engainants à la base ; vert sombre. Fleurs : petites, en clochette, d'un blanc pur ou parfois teintées de rose, à 6 tépales soudés, réunies en grappe unilatérale de 4 à 9 fleurs pendantes, toutes tournées du même côté, et très parfumées. Fruits : baies rondes (8 à 12 mm), rouges à maturité en juillet octobre, fortement toxiques, renfermant 1 à 6 graines.

Culture & Récolte.
Floraison : avril, juin. Fruits récoltables de juillet à octobre.

Langage des Fleurs.
« Votre timidité ne me déplaît pas ». « J’apprécie votre coquetterie discrète ». C'est la fleur du désir qui ne dit pas son nom et n'ose s'affirmer.
« Je vous apporte le bonheur. » Le bonheur partagé, l'amour, la passion et la fidélité.
Retour du bonheur.
Choisissez…

2 – Histoire.
Originaire du Japon, elle commence à s'essaimer dans les sous-bois européens au Moyen Age, avant d'apparaître dans les jardins au XVIe siècle.
Dans la Rome antique, les célébrations en l'honneur de Flora, déesse des Fleurs, atteignaient leur apogée le 1er mai.
Au Moyen âge, le mois de Mai était le mois des « accordailles » ou fiançailles : l’homme accrochait du muguet à la porte ou la fenâtre de celle qu’il aimait.

(Le 1er mai 1561, Charles IX instaura la tradition d'offrir du muguet le 1er mai en guise de porte bonheur : ayant reçu à cette date un brin de muguet en guise de porte-bonheur, il décida d'en offrir chaque année aux dames de la cour. Au XVIIe siècle, ce terme de « muguet » désignait les jeunes gens de la cour soucieux de leur personne, aux penchants homosexuels. Durant le haut Moyen Âge, le premier jour de mai, les jeunes gens, pour fêter l'éclosion des fleurs précoces, tressaient des guirlandes et posaient des couronnes sur la tête de la plus gentille jeune fille. Dans les tableaux de la Renaissance italienne, lorsque l'archange Gabriel annonce à Marie la naissance de Jésus, il lui tend souvent un brin de muguet. Peut-être parce que la Vierge chante, selon un hymne ancien: « Je suis le muguet, la fleur des humbles ».)


Croyances.
On l’appelle Gazon de Parnasse , car Apollon en aurait tapissé le sol de Parnasse pour plaire aux muses, afin qu’elles n’abîment pas leurs jolis pieds en marchant. On dit aussi qu’il serait né des larmes versées par Marie sur la Croix.
Les Celtes lui accordaient des vertus porte-bonheur.
La seule source de légende du muguet est religieuse : la tranquillité de saint Léonard, ami de Clovis, retiré dans un monastère afin de méditer et de rechercher la paix de l'âme, fut troublée par des démons avec lesquels il se battit. De chaque goutte de sang perdue par saint Léonard naquit une fleur de muguet.
La légende dit également qu'au moment de la création du monde, cette fleur ornait les deux côtés de la porte du paradis et que ses clochettes tintaient chaque fois qu'un brave homme passait. C'est que le muguet était doué pour identifier les vertus et les bonnes consciences…

(Attention, n'offrir le muguet que le jour même car avant la date, est mauvais signe : selon une légende allemande, une Dame Blanche veillerait, invisible près de la plante, pour punir ceux qui ne respecteraient pas la tradition…)

Symbolique.
Elle symbolise le printemps. Elle symbolise, dans l'imagination médiévale, par sa blancheur et son parfum délicat, l'humilité et la douceur de la Vierge.

3 – Vertus.
Il est émétique, antispasmodique et sternutatoire depuis longtemps.
Les propriétés du muguet étaient inconnues dans l'antiquité.

En France, on ne lui connaissait que des propriétés antispasmodiques.
Ses fleurs servaient à la fabrication, par distillation, d'une eau apaisante, dite eau d'or, sorte de panacée agissant notamment sur le coeur.

Faites très attention car lorsque les quantités absorbées sont trop importantes il y a risque d'intoxication.

C – Recettes pour guérir. (Aucun résultat garanti !)

Séchées et pulvérisées, ses fleurs sont réputées excellentes contre le rhume.


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MessageSujet: Myrrhe   Dim 13 Mai - 8:50

A - Nom de la plante : arbre à myrrhe, (Commiphora myrrha)



Appelée aussi : Basalmier (Commiphora molmol), Baumier, Myrrhe bisabol, Myrrhe douce, Myrrhe heerabol, Myrrhe amère.

Origine du nom :
Du latin murra ou myrrha, lui-même emprunté au grec, l’origine plus lointaine étant mrr contenant l'idée d'amertume (une des composantes de l'odeur de la myrrhe).

1 – Description.
Arbre de la famille des Burséracées originaire de l'Afrique de l'est et de la péninsule arabique. Arbuste ou un petit arbre d'une hauteur d'environ 3 m, avec de nombreuses branches écailleuses, noueuses et hérissées d'épines. Les petites feuilles ovales caduques sont composées de trois folioles inégales. Les fleurs sont rouge orangé et les fruits pointus produisent une résine jaune épaisse, la myrrhe.
Cet arbre pousse dans les régions sèches du nord-est de l'Afrique et de la péninsule arabique.

Culture & Récolte
À la fin de l'été, l'arbuste se couvre de fleurs, tandis que son tronc se boursoufle de nœuds. C'est de ces boursouflures que s'écoule la myrrhe, en petites larmes jaunes que l'on recueille une fois qu'elles ont séché.

Langage des Fleurs.
La Joie.

2 – Histoire.
L'histoire de la myrrhe est aussi ancienne que celle de l'encens.
Les Égyptiens la connaissent depuis quatre millénaires et en faisaient un des composants du kyphi. Elle fut utilisée par les Egyptiens sous forme de masque faciaux rajeunissants aussi bien que dans les processus de l’embaument.
Dans la Bible, la myrrhe est l'un des principaux composants d'une huile d'onction sainte (Exode, XXX, 23), mais c'est surtout un parfum chargé d'érotisme, mentionné à ce titre sept fois dans le Cantique des cantiques, par exemple dans le verset I, 13 : « Mon bien-aimé est un sachet de myrrhe, qui repose entre mes seins. » La myrrhe fait également partie des cadeaux apportés à Jésus par les mages (Matthieu II, 11).
Les Grecs ont fait un grand usage de la myrrhe, allant jusqu'à en parfumer leur vin. Ils l'ont aussi associée à une légende : Myrrha était la fille de Cinyras, roi de Chypre. Des Gorgones la poussèrent à avoir des relations incestueuses avec son père. Après quoi elle fut transformée en arbre à myrrhe, dont l'écorce se fendit pour donner naissance à Adonis.
Selon la tradition chrétienne, la myrrhe était l'un des trois cadeaux que les Rois mages apportèrent en offrande au Christ nouveau-né. C'est donc dire qu'elle est employée depuis fort longtemps et qu'on lui accordait jadis une importance considérable. Les Égyptiens s'en servaient quotidiennement dans leurs rituels sacrés ainsi que pour embaumer leurs pharaons. Au cours des combats, les soldats grecs en avaient toujours à portée de main, car ils connaissaient ses propriétés antiseptiques et anti-inflammatoires. Elle servait à nettoyer les blessures et à prévenir l'infection ou la progression de la gangrène lorsque l'infection était déjà installée.

Dès le milieu du XIIe siècle l'influence du monde arabe à travers les échanges commerciaux et les croisades ainsi que le besoin d'hygiène (utilisation de savon) contribuèrent au renouveau des parfums dans le monde occidental. Ainsi la myrrhe voyagea jusqu’à nous.

Croyances.
On la disait apte à rendre aux hommes toutes leurs forces charnelles...

3 – Vertus.
Tonique, stimulante, énergétisante, cicatrisante, antiseptique, antispasmodique, antiphlogistique (contrecoups), balsamique, pectorale, expectorante, astringente, anti-inflammatoire, vulnéraire, antiputride, sédative.
La parfumerie qui continue à en faire la gloire, notamment dans les parfums de type oriental, où elle accroît la sensualité des notes de rose. Elle entre dans la composition de la Bénédictine (liqueur).
Stimulante, elle a aussi été employée comme expectorant en cas de rhume et d'autres infections des voies respiratoires et comme emménagogue (pour favoriser le cycle menstruel).

C – Recettes pour guérir. (Aucun résultat garanti !)
Orties broyées avec de la myrrhe et réduites en forme de pessus(*) puis mise dans la matrice (vagin) provoque les menstrues (fleurs aux femmes) / (*) Pessus ou pessaire désigne toute espèce de médicaments destinés à être introduits, soit dans le vagin, soit dans l'anus. Serment d’Hippocrate : « […] je ne mettrai pas aux femmes de pessaire abortif. »
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MessageSujet: Marjolaine   Ven 1 Juin - 12:32

(en cours).

A - Nom de la plante : Marjolaine, (Majonara hortensis M. ; Origanum majorana L.)

Appelée aussi : Marjolaine des jardins, Grand origan, Marjolaine à coquilles.

Origine du nom.
Le nom provient du latin médiéval maiorana.

1 – Description.
Plante aromatique d’Europe et d’Asie, vivace, voisine du thym, dont les feuilles sont utilisées comme condiment. Genre : Origanum ; famille des labiées.

Culture & Récolte.
Multiplication: semis, éclats de pieds, se ressème d'elle-même.

Langage des Fleurs.
Symbolique.

2 – Histoire.
Les anciens l’utilisaient pour fabriquer des couronnes.

Croyances.

3 – Vertus.
Aux fourneaux : les feuilles fraîches peuvent être ajoutées au dernier moment dans les soupes, les pommes de terre, les viandes et les volailles grasses.

La marjolaine a des vertus expectorantes, sudorifiques, calmantes

B - Recettes pour se nourrir.
C – Recettes pour guérir. (Aucun résultat garanti !)


Dernière édition par le Ven 1 Juin - 12:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Marrube.   Ven 1 Juin - 12:38

(En cours).

A - Nom de la plante : le Marrube, (Marrubium vulgare L.)

Appelée aussi : Marrube blanc, commun ou vulgaire, Bonhomme, Grand bonhomme, Herbe aux crocs, Herbe vierge, Marrochemin, Mapiochin, Mont-blanc, blanc rubis.

Origine du nom.
Le nom provient du latin marrubium.

1 – Description.
Plante vivace herbacée des terrains vagues et des prés secs, à odeur de thym. Genre : Marrubium ; famille des labiées.

Culture & Récolte.
Parties utilisées : feuilles et partie supérieure des fleurs. Il se cultive en toute terre, du moment qu’elle est bien exposée. Les feuilles et les fleurs peuvent être récoltés dès la deuxième année.

Langage des Fleurs.

Symbolique.

2 – Histoire.
C'est une plante particulièrement estimée au Moyen Age, et dotée de pouvoirs magiques comme protéger des sortilèges. Déjà connue en Egypte comme "graine d'Horus", elle était spécifique des maladies respiratoires.

Croyances.
Elle protègerait des sortilèges.

3 – Vertus.
Le marrube a des vertus expectorantes, cholagogues, apéritives, antiseptiques, cardiotoniques.
Galien fut le premier à recommander le marrube comme remède contre les problèmes respiratoires, catarrhes chroniques, toux, emphysème, phtisie, douleurs de poitrine, asthme.

B - Recettes pour se nourrir.

C – Recettes pour guérir. (Aucun résultat garanti !)

Hildegarde de Bingen considérait cette plante comme l'une des meilleures pour soigner les rhumes, et préconisait une préparation de marrube contre la toux : "On prendra du fenouil et de l'aneth en poids égaux, on ajoutera un tiers de marrube blanc et on fera cuire le tout dans du vin. Puis on passera à travers une étoffe et on le boira, et la toux cédera."
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