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 Végétaux commençant par la lettre A

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Zivapa
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MessageSujet: Végétaux commençant par la lettre A   Mar 26 Déc - 9:45

Complétés, mis à jour au fil de mes pérégrinations.

Absinthe (Un.), Ache (Un.), Achillée Millefeuilles (Un.), Acore (Un.), Ail (en cours), Aurone (en cours), Aigremoine (en cours), Angélique (en cours), Agripaume (en cours), Ail (Un.), Ancolie, Aneth, Anis (en cours), Armoise, Arnica (en cours), Arroche (en cours), Aspérule odorante (en cours), Aubépine (en cours), Aubergine (en cours), Aulne (en cours), Aunée (en cours), Avocatier (en cours), Alchémille vulgaire (en cours), Airelle des marais (en cours), Airelle rouge (en cours), Alkékenge (en cours), Anémone hépatique (en cours), Arbousier (en cours), Aubier de tilleul (en cours), (Aconit).


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MessageSujet: Absinthe   Mar 26 Déc - 9:47

A - Nom de la plante : Absinthe ou Artemisia absinthium.

Appelée aussi Grande Absinthe, Absinthe commune ou officinale.
Appelée également : Aluine, armoise amère, herbe aux vers, herbe sainte.



1 – Description.
L'absinthe est une variété d'armoise de la famille des composées. Originaire de la région de la Méditerranée et est maintenant naturalisée dans les régions à climat tempéré, on trouve l'Absinthe dans les lieux pierreux et incultes, le long des murs aux endroits secs.
Les feuilles sont gris verdâtre dessus, blanches dessous, soyeuses. Les fleurs sont jaunes. L'odeur de cette plante est fortement aromatique et sa saveur très amère.
Il existe également une absinthe maritime qui pousse sur les bords de mer et est peu utilisée et l'absinthe des Alpes ou génépi .
Plante pouvant atteindre 0,40 cm à 1,50 m, à tiges ramifiées. Feuilles très découpées vert argenté et soyeuses sur les deux faces, argentées par dessous.
Floraison de juin à septembre.

Langage des Fleurs.
Amertume & absence.
Désigne toute absence de douceur et symbolise la douleur principalement celle liée à l'absence.

2 – Histoire.
La déesse Artemisa lui donna son nom en reconnaissance de ses bienfaits. Les anciens peuples du Moyen Orient (Assyrien et Babyloniens) l'utilisait déjà pour calmer les lourdeurs de l'estomac.
Elle est, en effet, citée dans un papyrus égyptien datant de 1600 avant JC. En plus de cela les Égyptiens s'en servaient comme vermifuge.
Les Celtes et les Arabes en recommandaient l'usage et les médecin et botaniste allemand la conseillait comme remède aux mauvais caractères.
Les Druides l'offraient aux Dieux. Les Gaulois s'en ceinturaient les reins, les hommes contre les rhumatismes, les femmes pour faire venir leurs règles.
Dans l'antiquité, elle a servi d'antidote à la ciguë.
Dans le texte de l’Apocalypse selon Saint Jean dans le Nouveau Testament, Absinthe est le nom de la météorite qui s’écrase sur Terre et qui empoisonne les sources et cours d’eau.
(…)Le troisième ange sonna de la trompette : il chut du ciel une grande étoile qui flambait comme une torche ; elle tomba sur le tiers des fleuves et sur les sources. Cette étoile s'appelle « l'Absinthe ». Ainsi le tiers des eaux tourna en absinthe et bien des gens moururent d'avoir bu de ces eaux empoisonnées.(…)
Traditionnellement lorsqu’un jeune homme aimant et honnête offrait au 1er mai un rameau d’Absinthe à une jeune fille, cela signifiait qu’elle avait tort de refuser ses propositions.
Dans le midi, bourrer son matelas de feuilles d’Absinthe favorise, parait-il, les nuits oniriques.

3 – Vertus.

Antiseptique, digestive, tonique, vermifuge, stomachique, fébrifuge, tonique, emménagogue.

Cette plante soignait les diarrhées et les coliques.
Apéritif tonique et stimulant à la saveur amère qui favorise aussi la digestion (recommandée pour les anémiques et les convalescents).
La poudre de cendres est utilisée contre l'aérophagie.
Excellent fébrifuge pour les accès de fièvre lorsqu'elle est associée à la Centaurée, la Gentiane et l'écorce de Saule.
Anti-nauséeux de valeur (mal de mer), c'est aussi un bon vermifuge contre les Ascaris et le Oxyures.
Pour les femmes, elle facilite les règles et les rend moins douloureuses lorsque l'inertie utérine est en cause.
Cette plante aide à supporter les conséquences d’une trop grande prise de boisson.
Ce breuvage est reconnu pour causer une dépendance rapide et des dérangements mentaux.
Éloigne les insectes.
Efficace contre les piqûres d'abeilles, de moustiques,etc., contre les mites. Peut servir de dégraissant.

B - Recettes pour se nourrir.
L’alcool fabriqué à base d’absinthe est extrêmement dangereux ! Ce n’est pas la plante qui est nocive dans ce cas, mais ce que les hommes en font. Cette plante a des vertus curatives à l’état naturel.

C – Recettes pour guérir. (Aucun résultat garanti)

Contre les affections rénales, Hildegarde de Bingen indiquait : "La personne prendra de la rue fétide et de l'absinthe en poids égaux et ajoutera plus de graisse d'ours que de celles-là, et elle broiera le tout ensemble. Elle s'oindra copieusement de cette pommade, près du feu, dans la région des reins et des lombes, et là où c'est douloureux."

Infusion : Vermifuge. 5 à 6 g de sommités par litre d'eau bouillante. 2 à 3 tasses par jour le matin et 1/2 h avant le petit déjeuner pendant 4 ou 5 jours.

Gueule de bois : faire macérer quelques feuilles d’absinthe concentrée dans une tasse d’eau bouillante et en boire une à plusieurs fois par jour.

Les plantes fraîches brûlées dans étables, ou placées dans les armoires : chasse les parasites et lutte contre les mauvaises odeurs.

Vinaigre contre la peste : macération aromatique dont il faut se frotter le corps et en boire tous les jours.
Voici la formule :
20 g de grande absinthe (Artemisia absinthium) ; 20 g de petite absinthe (Artemisia pontica) ; 40 g de romarin (Rosmarinus officinale) ; 40 g de sauge (Salvia officinale) ; 40 g de menthe (Mentha) ; 40 g de rue fétide (Ruta graveolens) ; 40 g de lavande (Lavandula vera) ; 5 g d'acore aromatique (Acorus calamus) ; 5 g de cannelle (Cinnamomum zeyianicum) ; 5 g de girofle (Syzygium aromaticum) ; 5 g de muscade (Myristica fragrans) ; 5 g d'ail (Allium sativum). A laisser macérer dix jours (au soleil si possible) dans 2,5 litres de vinaigre. Ecrasez bien les plantes dans le jus, puis passez. Ajouter 10 g de camphre naturel à dissoudre avant dans quelques gouttes d'acide acétique. S'en frictionner tous les jours. C'est une belle panoplie d'herbes désinfectantes !


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MessageSujet: Ache   Mar 26 Déc - 9:49

A - Nom de la plante : Ache
appelée aussi : Ache des marais ou céleri (apium), Apium graveolens




1 - Description.
Forme sauvage du céleri, la Ache des marais est une plante spontanée des lieux humides.
Plante herbacée bisannuelle : glabre, luisante, parfois rougeâtre, à forte odeur de céleri (30/80 cm.). Elle se récolte de juillet à septembre. La récolte se fait à la fin de la deuxième année, les racines sont fortes, tordues, noueuses, plus ou moins grosses. Elles sont lavées, coupées, quelquefois fendues et séchées dans des endroits chauds. Les tiges et les feuilles sont suspendues en bouquets jusqu'à leur séchage complet dans des locaux secs et aérés.
Langage des fleurs :
Dans le langage des fleurs, le céleri signifie sincérité.
2 - Histoire.
Dans l'Antiquité, Egyptiens, Grecs et Romains l'utilisaient pour ses vertus médicinales. Les Grecs l'appréciaient aussi pour son pouvoir aromatique et comme décors de table. Hippocrate vantait déjà ses propriétés diurétiques. Dans l'Empire romain, elle servait à confectionner des couronnes qui ornaient le front des vainqueurs du cirque et des poètes… Employée au Moyen âge comme plante médicinale. Ce ne sera qu'à la Renaissance que naîtra de sa culture le céleri.

Symbolique :
Elle est aussi le symbole des ducs et marquis, les fleurons sont inspirés de ses feuilles.

Croyance
Les croyances populaires lui attribuaient moult vertus dont celle de prévenir la mélancolie, de déterminer le sexe d'un enfant à naître (voir ci-dessous), de soigner les maux de dents
" Si l'on met sur la teste de la femme enceinte, sans qu'elle s'en avise, une plante de l'ache avec sa racine, si le premier nom qu'elle prononcera est masculin, elle est grosse d'un fils, autrement, d'une fille "

3 - Vertus.
Plante diurétique, tonique, apéritive et digestive. (On lui prête des vertus aphrodisiaques).
Les graines de la plante sont utilisées (tout comme le carvi, l'aneth etc.) en tant qu'épice. Leur parfum chaud et amer rappelle la muscade et le persil. Les feuilles sont utilisées comme fines herbes, hachées dans les soupes, potages (appelés aussi potherbes). Elles favorisent la digestion et décongestionnent le foie. Le jus frais s'utilise pour laver les ulcères variqueux.
Ne pas consommer en trop grande quantité.

C - Recettes pour guérir (aucun résultat garanti)..
Maux de dents : suspendre une racine d'ache au bras du même côté que la dent malade.
Tranquillisant : la graine d'ache aurait cette vertu.
L'ache se prépare en décoction, pendant 5 minutes pour les racines, durant 2 minutes pour les feuilles, en mettant une cuillerée à soupe de plantes par tasse. Prenez en une à quatre tasses par jour.


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MessageSujet: Achillée millefeuille   Mar 26 Déc - 9:51

A - Nom de la plante : Achillée Millefeuille.
Achillea millefolium



Également appelée :
Herbe au charpentier, Herbe de Saint Joseph, Herbe de Saint Jean, Herbe aux militaires, Herbe aux cochers, Herbe aux voituriers, Sourcils de Vénus, Herbe à la coupure, Saigne-nez, Ortie du diable, Camomille des montagnes, Herbe à dinde, Herbe à dindons, Arbadinde, Grassette, Herbe à la saignée.
Elle porte le nom de saigne-nez, car les enfants se ramonaient les narines avec et provoquaient ainsi des saignements du nez pour obtenir de sortir de l'école !!

1 – Description.
De la famille des astéracées, c’est une plante vivace petite à moyenne (15cm - 1,20m), à fleurs blanches ou roses aromatisées à l'anis, poussant sur les pelouses sèches et rocailleuses jusqu'à 2400 m. Elle est duveteuse, aromatique. Sa tige est dressée dure, cannelée, simple ou rameuse, à rhizome émettant des stolons.
Ses feuilles sont plumeuses, vert foncé, velues dessus. Les feuilles de la base et celles des rejets sont pétiolées.
On la trouve dans les herbages, les lieux incultes jusqu'à 2800m.
Elle fleurit de mai à novembre.

Langage des Fleurs. :
Dans le langage des fleurs, c'est le symbole de la guerre, des disputes & des querelles.

2 – Histoire.
Connue pour ses pouvoirs magiques, 1'Achillée Millefeuille a donné lieu à de nombreuses légendes.
L'Achillée tire son nom de genre du héros grec Achille, qui, dit-on, pansa avec la plante ses guerriers blessés pendant la guerre de Troie. On dit aussi qu'Achille, héros légendaire de l'Iliade, aurait guéri avec de l'Achillée, la blessure de Télèphe, roi de Mycènes.
Voyons le texte de l'Illiade d'Homère au livre XI du célèbre poème :
L'Olympe a abandonnés les Grecs dans leur guerre contre Troie. Les meilleurs guerriers gisent loin des combats. Les médecins eux-mêmes sont blessés et les malades laissés à l'abandon. Eurypyle, la cuisse percée d'une flèche, réclame l'aide de Patrocle :
« Désormais, Patrocle issu de Zeus, plus de soutien pour les Achéens; sur leurs vaisseaux noirs, ils tomberont. (...) Pour moi, sauve-moi en me conduisant à mon vaisseau noir; de ma cuisse extrais, en la coupant, la flèche; lave le sang noir avec de l'eau tiède, et, sur la plaie, répands ces remèdes doux, salutaires, que tu as, dit-on, appris d'Achille, qui les apprit de Chiron, juste entre tous les Centaures. (...) Un serviteur, qui les vit, étendit des peaux de bœufs. Patrocle y coucha Eurypyle. De sa cuisse, il enleva, en le coupant avec son coutelas, le trait aigu, acéré. Il lava le sang noir avec de l'eau tiède, et sur la plaie mit une racine amère, broyée de ses mains, calmant qui calma toutes les douleurs. Alors la plaie sécha, et s'arrêta le sang.» [Homère, Illiade, Classiques Garnier, Trad. Eugène Lasserre, Paris 1958, p.206-207.]
On dit aussi que lors de la guerre de Troie, la déesse Aphrodite lava le talon blessé du grand guerrier Achille dont elle tire le nom.
Les Celtes la récoltaient selon un rituel compliqué.
Dioscoride, médecin des légions romaines, conseillait d'écraser les feuilles et de les appliquer sur les blessures afin de stopper les hémorragies et de guérir les plaies. Pour le traitement des blessures même infectées, l'abbesse allemande Hildegarde de Bingen recommandait de "[laver la] blessure avec du vin, [de faire] cuire de l'achillée millefeuille dans de l'eau, [de presser] un peu l'eau et [d'envelopper] la plante chaude, très doucement, sur le pansement de la blessure. Cela débarrassera la plaie de la pourriture et de la suppuration, et la blessure guérira. [Répéter] l'opération aussi longtemps que nécessaire. Mais si la blessure se referme et commence à cicatriser, [jeter] le pansement et [appliquer] l'achillée sur la blessure nue, qui guérira encore plus sûrement et plus rapidement." Elle indiquait aussi : "Mais celui qui a reçu une blessure à l'intérieur de son corps, qu'il ait été battu à coups de bâton ou ait été déchiré intérieurement, broiera de l'achillée et boira cette poudre dans de l'eau chaude ; quand il ira mieux, il prendra cette poudre dans du vin chaud, et cela jusqu'à guérison." L'achillée était utilisée pour guérir les ulcères comme l'indiquait Nicholas Culpeper.
Au Moyen Age, cette plante était très estimée. C'était une des bases de la pharmacopée populaire. Les ouvriers des cathédrales et les soldats en firent leur plante fétiche en raison de ses pouvoirs cicatrisants.

Croyances.
Elle passe pour chasser les mauvais esprits, la tristesse, les maladies: les timides doivent garder sur eux un petit morceau d'Achillée pour se donner du courage, et les jeunes filles à marier interrogeront la plante pour connaître le nom de leur futur époux.

3 – Vertus.
Les feuilles et les graines ont des propriétés médicinales.
Usages et propriétés médicinales : paradoxalement, elle était utilisée pour guérir les coupures d'où son nom d'herbe à charpentier (coups de marteaux) ou herbe aux coupures.
L'Achillée est riche en tanin et, pour cette raison, est toujours utilisée pour arrêter les saignements de nez, guérir les plaies et calmer les rages de dents.
En résumé, Propriétés principales : tonique veineuse, hémostatique, diurétique, vermifuge, emménagogue, antispasmodique, antiseptique, cicatrisant, anti-inflammatoire, vulnéraire, à la fois emménagogue (favorisant les règles) et hémostatique (arrêtant les saignements)
Elle peut s'utiliser en cas de saignements, de douleurs des règles, de troubles de la circulation, de spasmes utérins ou digestifs.
Les graines de millefeuille conservent le vin si l’on dépose un sachet dans le tonneau.
Ses propriétés tonique et amère en faisaient aussi un bon stimulant digestif.

C – Recettes pour guérir (aucun résultat garanti !).

En dosage faible, la rue était la meilleure alliée des femmes. Bue après un bain de vapeur, elle permettait d' "adoucir la matrice" et pour la rendre plus efficace, on l'accompagnait d'herbe au vers, de serpentaire, d'achillée millefeuille, de girofle, de poivre et de miel.

En cas de grosse fièvre ou de bouffées de chaleur, on peut boire une infusion refroidie d'une sommité fleurie pour une tasse d'eau.

Mélangée en tisane avec du sureau noir, lutte contre le rhume.

Attention, l’achillée peut provoquer des réactions allergiques !


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MessageSujet: Acore aromatique   Mar 26 Déc - 9:54

A - Nom de la plante : Acore aromatique.

Acorus calamus (Araceae).
On l’appelle parfois Canne aromatique, Jonc odorant, Lys des marais ou Roseau aromatique.



Origine du nom :
Viendrait du grec a (privatif) et koros : satiété, en rapport avec ses propriétés digestives. Calamus du grec kalernos : roseau, compte tenu de sa ressemblance avec le roseau.

1 – Description.
De la famille des aracées, l'acore aromatique est une plante des marécages. Elle pousse aussi le long des cours d’eau. C'est la partie souterraine de la plante, qu’on appelle le rhizome, qui, une fois nettoyé, donne une substance très aromatique.

Récolte
Il faut les récolter au printemps et à l'automne et les faire sécher à l'ombre.

2 – Histoire.
Quelques chirurgiens médiévaux utilisent l’acore, Avicenne, Guy de Chauliac (1300-1368), et particulièrement Guillaume de Salicet (1201-1277) qui l'emploie dans les contractures tétaniques (tétanos) : "Acore est chaud et sec, et ainsi il convient (...) à la contraction des lacertes et au spasme (...)" (Guillaume de Salicet).

Croyances :
Il paraît que les mauvaises gens qui jettent des sorts s’en serviraient pour des préparations secrètes, mais je n’en sais pas plus… D’autres disent que ça favoriserait la divination mais moi, j’ai pas besoin de ça. Et j’ai même entendu dire que ça protègerait contre la pauvreté…

3 – Vertus.
Elle permet de lutter contre les digestions difficiles – ballonnements, nausées - et contre le manque d'appétit. L’acore a des propriétés diurétiques, abortives.
Vous qui avez des fourrures, sachez que l’acore en éloigne les puces.

B - Recettes pour se nourrir.
On peut sécher les racines, les mouler et les ajouter aux compotes et aux dessertes.
Liqueur d’acore aromatique, boisson apéritive : 100 g. de rhizomes séchés + ½ litre d’alcool + ½ litre d’eau. Attendre une semaine avant de bien secouer et de filtrer avec une étamine.

C – Recettes pour guérir. (Aucun résultat garant !)
L’acore aromatique parfumera délicieusement votre bière à la taverne, sieurs taverniers ! et aussi la gnaule… En infusion avant les repas, il ouvre l’appétit.

Infusion pour mieux digérer : 10 g. pour un litre d’eau et boire 2 à 3 tasses par jour.
Infusion contre les rhumatismes, la goutte et l’arthrite : vous avez besoin de 20 g d'acore aromatique, 15 g de bouleau, 15 g de bugrane, 15 g de gentiane, 20 g de lierre terrestre, 20 g de véronique. Préparez l’infusion et buvez une bonne cuiller deux fois par jour.
Mauvaise haleine
Mâchez un bout de rhizome et cela soulagera votre bien-aimé(e).
Vinaigre contre la peste : macération aromatique dont il faut se frotter le corps et en boire tous les jours.
Voici la formule :
20 g de grande absinthe (Artemisia absinthium) ; 20 g de petite absinthe (Artemisia pontica) ; 40 g de romarin (Rosmarinus officinale) ; 40 g de sauge (Salvia officinale) ; 40 g de menthe (Mentha) ; 40 g de rue fétide (Ruta graveolens) ; 40 g de lavande (Lavandula vera) ; 5 g d'acore aromatique (Acorus calamus) ; 5 g de cannelle (Cinnamomum zeyianicum) ; 5 g de girofle (Syzygium aromaticum) ; 5 g de muscade (Myristica fragrans) ; 5 g d'ail (Allium sativum). A laisser macérer dix jours (au soleil si possible) dans 2,5 litres de vinaigre. Ecrasez bien les plantes dans le jus, puis passez. Ajouter 10 g de camphre naturel à dissoudre avant dans quelques gouttes d'acide acétique. S'en frictionner tous les jours.
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MessageSujet: Ail. (en cours)   Ven 27 Avr - 15:26

A - Nom de la plante : Ail ou Allium sativum.



1 – Description.
Plante herbacée de la même famille que le lis caractérisée par une odeur très fortement prononcée. Proche de l'oignon, l'ail donne naissance à une tige florale aux petites fleurs blanches formant une inflorescence en ombelle. Les capsules de son fruit contiennent chacune plusieurs graines ovoïdes noires. Son bulbe est recouvert d'une fine pellicule et divisé en plusieurs gousses d'une odeur et d'une saveur très fortes.
L’ail est à planter au pied de vos rosiers car il les protégera des pucerons et des maladies.
Font partie de la même famille la ciboulette, l'échalote, l'oignon et l'Ail ornemental.

Origine du nom.
L'origine du mot Ail nous vient du mot celte « all » qui signifie « chaud ». Il est plus doux, plus tendre en hiver alors qu'au moment de la récolte, en mai, son tempérament « de feu » enflamme nos papilles.

Langage des fleurs.
Protection.

2 – Histoire.
Galien (2e s. apr. J.-C.) l’appelait la thériaque des pauvres car cette plante pousse facilement un peu partout et ne coûte pas beaucoup d’écus à l’homme de la rue.
"L'ail mâché le matin, corrige la saveur
Des liqueurs et des eaux nouvelles au buveur.
Chasse l'odeur puante, anime le visage ;
Cuit, cru, de la voix rauque il adoucit l'usage.
La piquante moutarde est favorable aux yeux
Et l'ail pour la poitrine est un tonique heureux." École de Salerne.
Les gladiateurs romains, soucieux de leur force et de leur forme, en mangeaient régulièrement... Au fil des siècles, on lui prêta même des pouvoirs fabuleux.

3 – Vertus.
Il est également réputé pour ses propriétés diurétiques, hypotensive, antispasmodiques, stimulantes et pour faciliter la digestion.
Cette famille (Allium) possède des propriétés répulsives et est une des plus efficaces pour repousser les insectes.

B - Recettes pour se nourrir.
L'ail s'utilise en cuisine comme plante condimentaire, en gousse ou râpé, cuit ou cru, pour relever sauces, viandes et autres plats.

C – Recettes pour guérir (Résultats non garantis !).
- traiter les cors.
Messieurs les cavaliers, quand d’avoir chevauché trop longtemps la haquenée, vos pieds vous feront souffrir et que cors ou durillons bourgeonneront sur vos orteils, alors
Posez dessus de l’ail écrasé (mais juste sur le dessus) pendant deux semaines.
- traiter les coupures.
Si d’aventure une coupure vous enlaidit la main ou toute autre partie du corps, posez dessus un cataplasme : cela évitera l’infection.
- traiter un panaris, un furoncle, un abcès.
De même que précédemment, avec un cataplasme d’ail.
- traiter les brûlures, les piqûres d’insectes, les verrues.
Petits maux disgracieux, posez dessus de l’ail broyé puis patientez.
- traiter la toux.
Une bonne infusion ou décoction d’ail dans du lait vous aidera à passer les toux d’hiver.
- traiter les douleurs d’oreille.
« A la sourdesse de l’oreille battez des aulx et du suint d’oie, ensemble, et mettez dans l’oreille » dit l’Herbier de Houdon.
- boire en pérégrination.
Si le devoir vous mande loin de chez vous et que vous n’avez point fiance en l’eau que le tavernier vous baille, cuidez-moi, mangez de l’ail : il vous protégera !
- bien digérer.
L’ail vous aidera à ce que la digestion ne vous provoque point de vilaines humeurs. Si malgré mes conseils, quelques flatulences vous fouaillent les entrailles, buvez une décoction de pelures de gousses d’ail.
- les venins.
Je citerai encore l’École de Salerne : « Et les aulx et la rüe, ainsi que les réforts,
La grande thériaque et la noix et la poire,
Sont contre les venins des remèdes très forts,
Et nous font, dessus eux, remporter la victoire. »
- la peste.
Il est un remède dont on ne m’a jamais donné l’exacte composition : c’est celle de ce vinaigre qui en 1270 fut utilisé pour se protéger de la peste. Dans le vinaigre était infusé de l’ail, de l’absinthe, de l’angélique, du romarin, de la rüe, de la sauge et de la menthe… mais ce n’était pas tout. Quel dommage que l’oubli m’envahisse.
- ranimer la flamme.
Paraît-il que sa chaleur réveillerait les aiguillettes endormies… Eh bien, faut-il être désespérée pour souffrir telle haleine !
- usage mesquin.
Mes Dames, si votre époux s’en revient au logis la bouche puante d’avoir croqué la gousse, dites-vous bien qu’il a pu également croquer la pomme : c’est une de leurs ruses pour nous masquer les parfums des onguents de leurs amantes, de leurs drôlesses… Restez vigilantes ! Il en est également qui pensent masquer ainsi la pestilence du trop boire quand ils rentrent de la taverne. Et toutes nous savons dans quel état ils rentrent… quand ils rentrent.
Contre les parasites :
Conserver les minces épluchures de peau, les mettre dans de l'eau (de pluie de préférence) et laisser reposer durant 2 à 3 jours.
Vous obtiendrez un insectifuge liquide très efficace à diluer dans 3 fois le même volume d'eau pure pour pulvériser très finement contre les parasites.
Vinaigre contre la peste : macération aromatique dont il faut se frotter le corps et en boire tous les jours.
Voici la formule :
20 g de grande absinthe (Artemisia absinthium) ; 20 g de petite absinthe (Artemisia pontica) ; 40 g de romarin (Rosmarinus officinale) ; 40 g de sauge (Salvia officinale) ; 40 g de menthe (Mentha) ; 40 g de rue fétide (Ruta graveolens) ; 40 g de lavande (Lavandula vera) ; 5 g d'acore aromatique (Acorus calamus) ; 5 g de cannelle (Cinnamomum zeyianicum) ; 5 g de girofle (Syzygium aromaticum) ; 5 g de muscade (Myristica fragrans) ; 5 g d'ail (Allium sativum). A laisser macérer dix jours (au soleil si possible) dans 2,5 litres de vinaigre. Ecrasez bien les plantes dans le jus, puis passez. Ajouter 10 g de camphre naturel à dissoudre avant dans quelques gouttes d'acide acétique. S'en frictionner tous les jours. C'est une belle panoplie d'herbes désinfectantes !

Addendum.
Il existe d’autres variétés : Ail des ours, (Allium ursinum), Ail des bois, Ail a larges feuilles, Ail sauvage)
Tous les aulx ont des pouvoirs magiques très forts. En Savoie on avait coutume d’en jeter des fragments dans les rivières afin de les purifier. Le mot sanscrit qui désigne l’ail signifie « tueur de monstres ».
On retrouve dans l’Ail des ours des propriétés identiques à celles de l’Ail cultivé : bactériostatiques, antiseptiques et antiputrides. Il facilite la digestion, calme les spasmes des bronches, il soigne l’hypertension, les diarrhées et autres défaillances intestinales. Il sert aussi de dépuratif pour les problèmes de peau et répare els troubles du sommeil s’ils sont d’origine digestive. L’Ail des ours se prépare en décoction pendant 2 minutes, à raison d’une cuillerée à soupe de plantes coupées par tasse, deux tasses par jour.


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MessageSujet: Re: Végétaux commençant par la lettre A   Ven 27 Avr - 15:34

A - Nom de la plante : Aurone,

Appelée aussi :


1 – Description.


Langage des fleurs.


2 – Histoire.

Croyances.

3 – Vertus.

B - Recettes pour se nourrir.

[b]C - Recettes pour guérir (Aucun résultat garanti).


Les feuilles d'aurone, macérées dans du vin, sont utilisées contre les ecchymoses. Cette préparation est absorbée. Certains l'appellent "vulnéraire".
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MessageSujet: Aigremoine (en cours)   Ven 27 Avr - 17:37

(En cours)

A - Nom de la plante : Aigremoine, Agrimonia Eupatoria L.

Appelée aussi : Agrimone, Eupatoire des anciens, Herbe de saint Guillaume, Herbe de sainte Madeleine.



1 – Description.
L'aigremoine pousse en Europe du Nord. Les plantes mesurent de 0,30 à 0,70 m. C'est une plante vivace, avec une tige simple, velue, dressée, cylindrique. Les feuilles sont grisâtres en dessous. Elle fleurit de juin à septembre. Les fleurs sont petites, nombreuses, en épi allongé.

Récolte.
Son abondance dans la nature suffit à l'herboristerie, mais on peut la multiplier par semis des graines au printemps.
La récolte se pratique durant tout l'été et une partie de l'automne. Elle est coupée, réunie en bouquets, que l'on suspend à l'ombre dans des endroits secs et aérés. Son odeur est légèrement aromatique, sa saveur amère.

Langage des fleurs.
Reconnaissance & gratitude.

2 – Histoire.
Connue depuis la préhistoire, prônée dans l'Antiquité contre les venins de serpents, les maladies de foie, les troubles de la vision et les défaillances de mémoire, l'Aigremoine a été lontemps confondue dans les textes avec la Verveine officinale.

Croyances.
Les sorciers assuraient que les fleurs de cette plante se fanent instantanément dès que l’on entre dans une maison habitée par le démon. Ils usaient aussi de l’aigremoine pour endormir ceux auxquels ils voulaient du mal en en bourrant leur oreiller. Le charme ne cessait que lorsqu’on retirait l’oreiller.

3 – Vertus.
Cette plante a des vertus anti-inflammatoire, cicatrisante, diurétique, résolutive.
L’aigremoine possède un riche effet astringent et s’utilise en gargarismes contre les maux de gorge, la pharyngite, la toux des fumeurs, toutes les affections de la bouche, irritations ou ulcérations. Elle sert de boisson aux diabétiques dont elle calme la soif. Son usage contre la diarrhée, l’entérite ou les affections du foie.

B - Recettes pour se nourrir.

C - Recettes pour guérir (Aucun résultat garanti).
Elle se prépare en décoction de 3minutes en mettant une cuillerée à soupe de plantes coupées par tasse. Suivant les cas, de deux à quatre tasses par jour ou faire des gargarismes.


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MessageSujet: Angélique (en cours)   Ven 27 Avr - 17:52

A - Nom de la plante : Angélique, Angelica archangelica

Appelée également : Angélique de bohème ou des jardins, Herbe du Saint-Esprit, Herbe des Anges, Archangélique.



1 – Description.
Importée de Chine ou de Scandinavie, elle fait son apparition en France au XIVème siècle, dans les jardins des monastères. Elle y est cultivée pour ses bienfaits, est considérée comme un légume bénéfique.
Elle est d'abord cette herbe verte, longue, fine, une sorte de racine, riche en fibres qui s'apparenterait au cardon.
C'est une ombellifère bisannuelle. Elle est reconnaissable à son odeur aromatique, sa tige cannelée épaisse et creuse. La plante est imposante, elle peut atteindre 1,70 m de haut.

Culture et récolte.
Parties utilisées : racines, feuilles, graines et tiges. Pour sa culture, il est souhaitable de choisir des terres légères, chaudes, humides ou d'irrigation facile. On sème les graines dès leur maturité dans un terreau léger et humide. À l'automne, on repique en pleine terre à environ 80 centimètres de distance. La racine ne se récolte pas avant la fin de la deuxième année. Elle est lavée, coupée, et séchée dans des endroits secs, légèrement chauffés en hiver. Les feuilles se ramassent dès leur apparition vers le mois de mai ou juin, on les sèche à l'ombre en bouquets suspendus. On coupe les ombelles pour récolter les fruits, qui se détachent facilement, vers le mois d'août. Les tiges sont récoltées à la fin de la première et de la deuxième année.

Langage des fleurs :
Elle signifie l'inspiration et vous lui direz ainsi : « Je suis en extase : » (idée de l'ange...) ou bien « Vous faites naître de nobles pensées. »

2 – Histoire.
L’Archange Gabriel ayant lui-même dévoilé à un ermite ses multiples propriétés médicinales, son nom rappelle son origine.
Importée selon la légende, des pays scandinaves au XIIe siècle, elle se cultive particulièrement bien à l'ombre des peupliers.
On rapporte qu'elle agirait comme un préventif de la peste... C'est d'ailleurs surtout pour ses propriétés contre la peste qu'on commença à cultiver dans nos régions "ce médicament merveilleux", cet élixir de longue vie. C'était le moyen de prévention par excellence contre la contagion.

Croyances.
A des fins magiques, l'angélique devait être récoltée quand le Soleil était en Lion et que la Lune s'apprêtait à former un aspect bénéfique, le samedi, et avec un rite particulier : le matin, on foulait contre le sol les tiges et les feuilles de la plante ; le soir, on ne coupait que celles qui ne s'étaient pas redressées.
Son pouvoir serait magique. Elle guérirait les fièvres, procurerait la tempérance en toute chose, y compris la chasteté.
L'angélique, aussi appelée l'herbe aux anges, préserve quiconque fait appel à ses vertus, de tous les maléfices et mauvais sortilèges. Elle possède également le pouvoir d'augmenter la patience et la persévérance chez la personne qui l'emploie.
C'était la seule plante médicinale que les sorcières n'osaient pas toucher. Il suffisait d'en avoir dans son jardin ou dans un placard pour ne pas être accusé de sorcellerie.
Déjà au moyen-âge, Villon et ses amis ne se livraient pas au jeu dans les tripots sans porter sur eux une racine d’Angélique, car elle était censée porter chance.
Suspendue en bouquets ou utilisées en fumigations dans les cérémonies d'exorcisme, elle chassait les diables les plus endurcis. Il fallait confire au sucre la tige et les grains, et les manger afin de se préserver "du mauvais air".
Eau de carmélite.
Mélangé à d'autres herbes (entre autre, la mélisse), le jus de racines broyées servait d'ingrédient à "l'eau de carmélite", une boisson médiévale gage de longévité, censée soulager les migraines, favoriser la détente, neutraliser les poisons et protéger toute personne contre les sorcières et leurs maléfices.

3 – Vertus (résultats non garantis).
On la dit tueuse de venin, cicatrisante, expectorante. On lui prête beaucoup de vertus. Elle était réputée pour ses nombreuses propriétés médicinales et aussi pour ses vertus contre les poisons, venins et morsures de chiens enragés.

Son odeur fait fuir rats et puces, les habitants ne se séparent donc plus de leur branche d’Angélique, et c’est cette proximité nécessaire entre l’homme et l’Angélique qui pousse médecins et religieux à fabriquer des potions à base de feuilles, de branches et de racines de la plante...

Antispasmodique intestinal, l'angélique calme les spasmes intestinaux (type colite). Par ailleurs, elle facilite la digestion par un effet cholagogue et soulage les ballonnements.

Très agréable a consommer, l’Angélique, en particulier ses semences, est antispasmodique surtout chez les émotifs anxieux, les asthmatiques, les nerveux, les stressés digérant avec difficulté, les irritables à l’approche des règles.

B – recettes pour se nourrir.
Elle a un goût inimitable: un goût de gentiane et de menthe. Confite, les tiges d'angélique sont délicieuses et contenteront les plus gourmands d'entre vous.
Cuites à l’eau, les jeunes tiges se mangent comme les asperges. Vous pouvez aussi en faire des confitures. Confites, elles parfument toutes sortes de desserts. Ajoutez les feuilles fraîches à des salades de fruits rouges ou à des compotes de rhubarbe.
Liqueur d’angélique.
Le parfum délicieux de cette herbe aux anges se communique à cette liqueur qu'il faut boire après le repas, à dose modérée, pour faciliter la digestion.
Tiges d'angélique fraîches ou confites . . . . .150 g
Écorces de cannelle de Ceylan . . . . . . . . . .10 g
Clous de girofle . . . . . . . . . . . . . . . . .5 g
Vanille Bourbon . . . . . . . . . . . . . . .1 gousse
Eau de vie ou rhum . . . . . . . . . . . . . . .11 cl
Versez les plantes dans l'eau de vie ou le rhum en prenant soin de couper la gousse de vanille dans le sens de la longueur.
Laissez macérer pendant 10 jours en agitant de temps en temps. Filtrez.

C - Recettes pour guérir (résultats non garantis).
Une infusion de racine râpée stimule l’organisme, réduit les flatulences, facilite la digestion, soulage les maux d’estomac, soigne les grippes, les rhumes, les bronchites chroniques et l’anémie.

Dans les débuts de grippe, on l’utilise en fumigation calmante (semences de préférence), les feuilles et les racines calment la toux.

Les semences et les racines se préparent en décoction, 2 minutes d’ébullition pour les semences, 5 bonnes minutes pour les racines, à raison d’une cuillerée à soupe de plantes par tasse. Pour faciliter la digestion et pour calmer, la prise a lieu après le repas pour fortifier, de préférence 10 minutes avant de manger.
Tisane contre l’énervement :
Pour calmer, détendre, reposer l'organisme, sans lui faire perdre sa tonicité et lui redonner une dynamique équilibrée, prenez une ou deux tasses par jour de cette préparation.
Sommités d'aspérule odorante . . . . . . . . . . . 20 g
Racines d'éleuthérococque . . . . . . . . . . . . . 20 g
Plante d'eschscholtzia . . . . . . . . . . . . . . 20 g
Sommités de lober corniculé . . . . . . . . . . . . 20 g
Feuilles, semences et racines d'angélique . . . . . 20 g
Faites bouillir pendant 2 minutes et laissez infuser durant 10 minutes une cuillerée à soupe de plantes par tasse.

En cas de peste, les médecins devaient emporter avec eux des racines d'angéliques qu'ils devaient distribuer à leurs patients. Ils devaient également les utiliser pour se protéger quand ils visitaient les malades. Bien emmitouflés, ils devaient porter un collier de racines sous leur vêtement et en mâcher régulièrement un petit morceau. Les enfants devaient aussi porter autour de leur cou un collier de ses feuilles pour se protéger contre les maléfices et mauvais sorts.


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MessageSujet: Agripaume (en cours)   Sam 28 Avr - 10:51

A - Nom de la plante : Agripaume. En cours
Leonorus cardiaca. Appelé aussi : Cardiaque, Cardiaire, Creneuse, Cheneuse, Queue de lion, Mélisse sauvage, Herbe de tonneliers.
Origine du nom :
Son nom vient du latin « leo », lion et du grec « oura », queue.
1 – Description.
De la famille des labiées, l'agripaume est une très belle plante vivace dont la tige dressée, carrée, velue, atteint 70 centimètres environ. Les fleurs, visibles de juin à septembre, sont d'un blanc rosé, très serrées, disposées à l'aisselle des feuilles. Le fruit, velu, est tonique. Originaire d'Asie d’où elle arrive vers l’Europe au VIIe siècle, on trouve l'agripaume un peu partout à faible altitude, dans les lieux incultes, sur le bord des chemins, les haies, etc., dans les bâtisses en ruine, dans les rues des villages. Les abeilles adorent la butiner.
Récolte
2 – Histoire.
Récolte
Les feuilles et les sommités fleuries sont récoltées en pleine floraison. Réunies en bouquets, on les suspend jusqu'au séchage complet dans des endroits secs et aérés.
3 – Vertus.
Vertus cicatrisantes, antispasmodiques, toniques, expectorantes et emménagogues.
Les propriétés antispasmodiques de l'agripaume se justifient dans les affections nerveuses du coeur, les palpitations de l'enfant quand les vers en sont la cause par exemple. Elle s'associe fréquemment à d'autres plantes calmantes ou somnifères.
B - Recettes pour se nourrir.
C – Recettes pour guérir. (Aucun résultat garant !)
La préparation se fait en décoction pendant 3 minutes d'une cuillerée à soupe de plantes coupées par tasse. Prenez en deux tasses par jour après les repas.

Vertus cicatrisantes, antispasmodiques, toniques, expectorantes et emménagogues.
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MessageSujet: Ancolie   Sam 28 Avr - 12:33

A - Nom de la plante : Ancolie
C'est une fleur. Aquilegia vulgaris.

Au Moyen âge, les jardins ménagers et de simples étaient complétés de carrés où les fleurs colorées étaient à l'honneur. L'ancolie y était très prisée.



1 - Description.
L’ancolie commune, de la famille des renonculacées, se différencie de sa cousine l'ancolie des Alpes par son nombre élevé de fleurs. De plus, celles-ci sont plus petites, d’un bleu plus foncé et possèdent des éperons très crochus. Elle pousse dans les bois, les prairies et sur le bord des chemins, de préférence sur un sol calcaire. Elle pourrait également être confondue avec l'ancolie de Bertoloni, mais les étamines de cette dernière ne dépassent pas de sa corolle très longue
C'est une plante toxique.

Langage des fleurs
« Prenez donc le droit de vous montrer extravagant, de faire des caprices, de vous livrer à des folies».
Cette fleur est depuis toujours liée aux humeurs fantasques, aux coups de folie ou de foudre...mais toujours liées à une certaine tristesse. En offrant une ancolie, ce n'est point un aveu d'amour que vous ferez, mais peut-être plutôt l'aveu de votre désarroi, votre volonté à faire évoluer une situation dont vous ne maîtrisez plus très bien les rebonds. L'ancolie dit : « Vous me troublez tant que j'en perds ma raison... »
D'aucuns disent qu'il peut s'agir également d'un aveu d'infidélité... Brrr...
L'ancolie pourpre signifie que l'on est résolu à gagner.

2 – Histoire.
Les Romains extrayaient de la racine d'ancolie une essence qu'ils croyaient énergétique et aphrodisiaque, susceptible d'entraîner la personne aimée dans une « folie amoureuse », essence totalement interdite aux jeunes filles pures, évidemment.
Au Moyen âge, ses fleurs étaient associées au bonnet du « fou ».
Certains la portaient en amulette pour contrecarrer les sorciers et les mauvais sorts.


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MessageSujet: Aneth   Sam 28 Avr - 12:44

A - Nom de la plante : Aneth



Appelé aussi aneth odorant, faux anis, fenouil bâtard, fenouil puant, cumin.
Le nom de l'aneth nous vient directement du grec : anêthon (qui donne aussi anis).
L'étymologie du nom latin est assez simple Graveolens signifie à odeur forte (du latin gravis : lourd, fort et olens : sentant). D'autres émettent l'idée que son nom provient d'un vieux mot anglais qui signifie « bercer ».

1 – Description.
Originaire du bassin méditerranéen, cette plante pourrait venir de l'Asie centrale. Ses feuilles sont très découpées, fines et longilignes. Les fleurs, l'été, sont jaunes verdâtres. Les graines sont ovales, aplaties, se scindent en deux au séchage, brunes striées, matures en août septembre.

Culture et récolte.
Originaire d'Orient, l'aneth demande une exposition chaude et une terre meuble. Il suffit de le semer dès la maturité des graines. Les semis du printemps réussissent rarement, la terre étant trop froide. La récolte des fruits se pratique au fur et à mesure de leur maturité. Elle peut commencer au mois d'août, dès qu'ils brunissent, après la rosée. Ils sont enfermés dans des sacs à l'abri de l'humidité.

Langage des fleurs.
Résolu à gagner.

2 – Histoire.
La médecine égyptienne d'il y a 5000 ans la mentionne. L'Antiquité la considère comme un symbole de vitalité.
L'évangile selon Saint Matthieu : "malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, qui payez la dîme de la menthe, de l'aneth et du cumin, mais avez abandonné ce qu'il y a de plus important dans la loi!". Cette citation qu'on levait alors l'impôt sur les épices, biens considérés comme précieux.
Romains et Grecs l'utilisaient tant pour ses vertus médicinales que culinaires.
En l'an de grâce 1453, certaines rumeurs lui attribuent pouvoirs contre les sortilèges, mais n'en sais mie à ce sujet.
Les Grecs la préconisaient contre l’épilepsie. Pline et Dioscoride la disaient galactogène, utilisé pour les nourrices. Charlemagne l'utilisait durant ses banquets pour calmer les convives ayant trop bu.

3 – Vertus (résultats non garantis).
« L'aneth chasse vents de chez nous,
Abaisse les tumeurs du ventre,
fait que plus en sort qu'il n'y entre ;
j'entends des mauvaises humeurs
qui au ventre causent tumeurs. » Dit de l'Ecole de Salerne.
L'aneth est stimulante, résolutive, stomatique, carminative, digestive, apéritive, galactologue et antispasmodique. Elle favorise le sommeil, calme...
L'aneth est donc très doux et très tendre, apaise l'esprit et le corps et son petit goût d'anis nous revigore.
Réputée aphrodisiaque, cette plante avant tout culinaire a servi aux plus grands de ce monde.

B – recettes pour se nourrir .
L'aneth parfume suavement le saumon.
L'aneth et le basilic sont bons amis.
Les tiges bien mûres de l'aneth, pilées, accompagnent à ravir les soupes de poissons ou de crustacés.
Le feuillage ne doit jamais bouillir, son parfum s'évaporerait. Il vaut mieux ajouter les feuilles fraîches juste avant de servir. Les feuilles séchées n'ont pas beaucoup de goût : il faut alors en utiliser vraiment beaucoup. Elles sont récoltées avant la floraison. Les feuilles s'utilisent avec les fromages blancs, les œufs, les fruits de mer, les poissons ou les sauces.

C – recettes pour guérir. (Résultats non garantis)
Mélanger les brins tout doux de l'aneth au vin pimente les amours, dit-on... Mais :
"Si l'homme veut éteindre en lui les ardeurs et les plaisirs de la chair, il faut qu'il recueille, en été, une part d'aneth, deux parts de menthe aquatique, un peu plus d'épurge, de la racine d'iris d'Illyrie : qu'il mette le tout dans du vinaigre et en fasse un condiment qu'il mangera souvent avec tous ses aliments." (Hildegarde de Bingen)

L'infusion d'aneth guérirait le hoquet. Dans les campagnes, il n’est pas rare de faire respirer aux enfants une touffe d’Aneth pour les protéger du hoquet. Mais il vaut mieux boire un verre d'eau à l'envers.

Tisane d'aneth : soulage les douleurs gastriques.

Graines d'aneth : calment la faim et parfument l'haleine.

Hildegarde de Bingen, pour soigner les rhumes, préconisait une préparation de marrube contre la toux : "On prendra du fenouil et de l'aneth en poids égaux, on ajoutera un tiers de marrube blanc et on fera cuire le tout dans du vin. Puis on passera à travers une étoffe et on le boira, et la toux cédera."


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MessageSujet: Anis   Sam 28 Avr - 13:09

(En cours)

A - Nom de la plante Anis, (Pimpinella anisum)

Appelée aussi : Anis vert, Pimpinelle, Boucage, Petit anis, Anis d’Europe.
1 – Description.
L'anis est une plante annuelle à racine fusiforme, un peu ramifiée et blanchâtre. La tige, de 50 centimètres au plus, est dressée, cylindrique, rameuse, porteuse de feuilles alternes, un peu charnues, d'un beau vert, divisées, dentées et pointues. Les fleurs blanches et petites, visibles en juillet, sont disposées en ombelles. Elles donnent des fruits ovales, striés, d'un gris vert blanchâtre.
Culture et récolte.
Originaire de la région méditerranéenne, l'anis aime les endroits secs et découverts. Préférez une terre légère, ensoleillée. Ensemencez au printemps en sillon ou à la volée, en recouvrant très peu le semis, passez le rouleau éventuellement. Éclaircissez les plants au bout d'un certain temps, buttez ce que vous voulez garder.
La récolte des fruits se fait à leur maturité en août. On coupe ou on arrache la plante, le grain est ensuite séparé par battage.
Langage des Fleurs.
Aphrodisiaque. Promesse.
2 – Histoire.
L'anis est bon à l'estomac
Avec un peu de cotignac ;
Le premier pourtant peut suffire
Il détourne aussi de la bile
Le paroxisme vehement,
Que frisson l'on nomme autrement.
A qui n'a beaucoup de quoy frire.
Le meilleur anis est le doux
(École de Salerne)
Chez les Latins, on conseillait les graines d'anis à ceux qui voulaient paraître plus jeune que leur âge ! Et accessoirement, à ceux qui désiraient rafraîchir leur haleine.
Croyances.
Les plants d'anis étaient aussi censés empêcher les cauchemars... Pour les vaincre et retrouver un sommeil heureux, pendant très longtemps en Angleterre, on glissait dans les oreillers des insomniaques trois grosses poignées de graines d’Anis.
3 – Vertus.
L’Anis est le carminatif le plus connu et le plus utilisé, pour son goût peut-être, et son efficacité sûrement. En plus de la confortable digestion qu’il assure, chassant l’aérophagie et les coliques venteuses, il favorise la lactation des nourrices, calme l’asthme, la toux nerveuse, les coliques des nourrissons (comme l’aneth et le fenouil).
B - Recettes pour se nourrir.
C – Recettes pour guérir (Résultats non garantis !!!).
Il se prépare en décoction pendant 3 minutes, à raison d’une cuillerée à café par tasse. Comme tous les carminatifs il faut en prendre une tasse 10 minutes avant le repas ou 1 heure après.
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MessageSujet: Armoise   Sam 28 Avr - 14:43

A - Nom de la plante : Armoise, (Artemisia Vulgaris)



Appelée aussi : Couronne de saint Jean, Ceinture de saint Jean, Herbe aux cent goûts, Remise, Artémise, Herbe de feu, Tabac de saint Pierre, Mère des plantes, Herbe de la Saint-Jean.

Origine du nom :
L’armoise tire son appellation latine, Artemisia vulgaris, de la déesse grecque Artémis.

1 – Description.
On utilise: la feuille et la fleur. L'armoise est une plante vivace à racine ligneuse, rampante et fibreuse. La tige, qui peut atteindre 1,5 mètre, est herbacée, cylindrique, striée, rougeâtre, un peu velue, dressée et rameuse. Les feuilles sont alternes, profondément lancéolées, découpées en segments, vert foncé dessus, blanches et cotonneuses dessous. Les fleurs jaunes sont groupées en petits capitules et disposées en petits épis axillaires dont la réunion constitue une longue panicule. Le fruit est ovale et lisse.
Le parfum prononcé de sauge de cette plante constitue l’une de ses caractéristiques distinctives.

Culture & Récolte
L'armoise se trouve abondamment à l'état sauvage, préférant malgré tout les terres légères et les expositions découvertes. Pour sa culture, il suffit d'en semer les graines au printemps et de repiquer les plants dès qu'ils sont assez forts à 60 centimètres les uns des autres environ. Une autre méthode consiste simplement à diviser les touffes au printemps. Les sommités fleuries se récoltent dès l'apparition des fleurs en juin juillet. On coupe la plante de 30 à 40 centimètres à partir de la hauteur; disposée en bouquets suspendus, on la fait sécher dans des endroits aérés.

Langage des Fleurs.
Fidélité conjugale.

2 – Histoire.
C'était la plante par excellence des femmes. Ses propriétés pour soulager les problèmes intimes étaient déjà connues à l'Antiquité. Un dicton dit même : "Si femme savait ce que vaut l'artémis, elle en porterait toujours entre peau et chemise..."
On croyait aussi qu'elle avait le pouvoir d'écarter la plupart des dangers qui menacent les humains. Celui qui a toujours sur lui cette herbe ne craint point le mauvais esprit, ni le poison, ni l'eau, ni le feu et rien ne peut lui nuire (Albert le Grand). Elle entrait aussi dans la composition des philtres propres à "dénouer l'aiguillette". La tradition voulait qu'on en portât soit en couronne sur la tête, soit en ceinture à la taille pour danser devant le feu de la Saint-Jean, puis qu'on la jetât ensuite dans les flammes afin d'être immunisé contre la maladie pendant l'année à venir.

Croyances.
C’est une des herbes de la saint Jean les plus prisées des sorciers. On lui attribue pratiquement toutes les vertus, mais certains coureurs un peu pressés feraient bien de l’employer pour se donner des ailes… Il suffirait en effet d’accrocher une branche d’armoise à sa chaussure gauche pour courir plus vite et plus longtemps que les autres…
A des fins magiques, il faut cueillir l'armoise juste avant l'aube, au matin du solstice d'été, à l'instant où la lune s'est déjà couchée et où le soleil n'est pas encore levé, la ceinture de l'herboriste doit être dénouée, et la cueillette doit se faire de la main gauche, en même temps que sont dites des prières, ainsi les herbes sont chargées d'influences spécifiques.

3 – Vertus.
L'armoise, utilisée depuis l'antiquité est connue comme stimulante, fébrifuge, et vermifuge. Elle est aussi antispasmodique et calmante. L’Armoise est une plante tonique, stimulante, antispasmodique, emménagogue. C’est pour ce dernier usage qu’elle est la plus connue, elle facilite l’apparition des règles et en soulage els douleurs. La rumeur populaire lui a attribué des propriétés abortives qu’elle ne possède pas.
En montagne, l'Armoise est très utilisée dans les liqueurs toniques.

C – Recettes pour guérir. (Aucun résultat garant !)
Elle se prépare en décoction pendant 3 minutes en mettant une bonne cuillerée à soupe par tasse à raison de deux ou trois tasses par jour.

Une infusion d'armoise favorise la venue et la régularité du cycle des femmes, tout en atténuant leurs désagréments.

Un verre d'une infusion de vin blanc avec de l'armoise, du lierre terrestre et de la mélisse, pris à jeun chaque matin, dissipe les vapeurs.

Au XIIIe siècle, les voyageurs recouraient aussi à l'armoise. Pour marcher sans fatigue, ils tenaient à la main un brin d'armoise et s'en faisaient une ceinture tout en marchant. En fin d'étape, un bain de pieds préparé avec une décoction de cette plante leur redonnait une nouvelle vigueur pour la poursuite de leur voyage (Albert le Grand).


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MessageSujet: Arnica (en cours)   Sam 28 Avr - 14:56

(en cours)

A - Nom de la plante : Arnica ou Arnica Montana.

Également appelée :
- Herbe aux chutes : cette qualification reflète sa faculté de résorber les épanchements sanguins ;
- Herbe aux prêcheurs : indique sa propriété à prévenir les enrouements ;
- Herbe sainte : en raison de ses effets rapides et quasi miraculeux ;
- Herbe à éternuer : les fleurs fraîches écrasées provoquent des éternuements ;
- Arnique, Tabac des Vosges, Tabac des savoyards, Doronic d’Allemagne, Souci des Alpes, Plantain des Alpes.

Origine du nom :
Le nom d'arnica est une déformation qui vient du mot grec "ptarnica" qui signifie "qui fait éternuer."

1 – Description.
Plante herbacée qui possède des tiges droites mesurant de 20 à 60 cm de haut, à la base desquelles s’étalent à même le sol de larges feuilles ovales disposées en rosettes. En été, des inflorescences jaune d’or évoquant celles de la marguerite apparaissent au sommet des tiges. Les fruits sont de petits akènes (fruits secs) « poilus ». L’arnica est une plante vivace qui survit grâce à un rhizome.
De la famille des astéracées (comme la camomille ou le souci), l’arnica est une frêle fleur sauvage qui pousse en altitude. Elle se rencontre en montagne, de 600 à 2 800 m d’altitude, sur les sols acides ou les tourbières. En Europe, elle se trouve sous deux variétés médicinales : l’Arnica montana et l’Arnica chamissonis. L’arnica fulgens, sa proche cousine aux propriétés comparables, habite, quant à elle, l’Amérique du Nord.

Culture & Récolte
Très abondante à l'état sauvage, l'arnica est difficile à cultiver. Elle pousse entre 600 et 2 400 mètres d'altitude, dans des rocailles et sur des sols riches de terre de bruyère, abrités et ombragés.
On la propage par ses graines que l'on sème à l'automne ou au printemps. On repique les jeunes plants en août ou à l'automne.
La fleur se récolte au tout début de la floraison ; délicate, elle est séchée dans des endroits très secs.

2 – Histoire.
Certaines propriétés médicinales de l'arnica sont connues depuis l'Antiquité. Elle fut déjà recommandée au XIIe siècle pour résorber les hématomes. Depuis le Moyen-Âge et sa description par l’abbesse Hildegarde (sainte Hildegarde) de Bingen, l’arnica poursuit sa «carrière» de remède idéal pour soigner les coups, contusions et ecchymoses. Au moyen âge, c'était le Panacea lapsorum (employé par ceux qui avaient fait une chute). A partir de la Renaissance, ce remède s’est popularisé dans le traitement des coups et des bosses.
Au XVII siècle, les paysans du Holstein avaient coutume de faire bouillir les fleurs du souci des Alpes ou herbe aux chutes dans la bière et s'en servaient contre le sang coagulé.
La marquise de Sévigné, toujours à l’affût de recettes médicinales recommandait contre les coups « l’eau d’arquebusade », simple macération d’arnica, de Bétoine et d’Euphorbe. En 1778, Horace Bénédict de Saussure écrivait que les paysans de "Chamouni" faisaient sécher les feuilles de l'arnica et s'en servaient comme ersatz de tabac. Cette pratique était également connue en Suède, où les feuilles, mais aussi le rhizome et les fruits, étaient fumés sous le nom de "tabac de mouton" ou "tabac des Vosges" ou encore "tabac des Savoyards".

3 – Vertus.
Les fleurs et le rhizome servent à préparer une teinture anti-inflammatoire, qui active la circulation sanguine et stimule le système immunitaire. Elle est aussi active contre les contusions, ainsi que les douleurs musculaires et rhumatismales. Elle calme les spasmes nerveux et stimule l'appétit mais son usage est exclusivement externe. L’action de l’Arnica est légère sur la circulation, le foie, les reins et les intestins ; on l’utilise comme calmant léger et pour soulager l’asthme.
Il ne faut surtout jamais ingérer cette plante : elle est très toxique !
L'arnica était jadis aussi utilisée pour colorer les tissus, en macération dans l’alcool. La teinture d'arnica entre parfois dans la composition de cosmétiques, shampoings, lotions capillaires ou adjuvants pour le bain.

C – Recettes pour guérir. (Aucun résultat garanti !)
Fragile, la fleur se prépare en infusion à raison d’une cuillerée à soupe par tasse, cela deux à trois fois par jour. Pour les coups il est préférable d’utiliser la teinture diluée dans un peu d’eau.
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MessageSujet: Arroche   Sam 28 Avr - 14:58

A - Nom de la plante : Arroche
ou Arrache, ou Belle dame blonde Atriplex hortensis.
1 – Description.
L'arroche appartient à la famille des chénopodiacées, comme l'épinard et la betterave, et vient d'Asie. Elle e longtemps poussé naturellement, surtout en Grande-Bretagne.
Feuilles triangulaires d'un brun pourpre ou cramoisi. Fleurs en épi insignifiantes.
Dans vos jardins, les feuilles rouges de l'arroche seront d'un bel agrément.
Floraison de juillet à octobre, récolte selon vos besoins.
Il existe une variété d'arroche rouge, d'arroche blonde.
2 - Histoire.
Légume annuel originaire d'Asie centrale, ramassé depuis la Préhistoire et cultivé depuis l'Antiquité. Elle était connue des romains mais Apicius ne la cite pas. Au Moyen âge, l'arroche perd sa place au profit de l'épinard. Les Romains la mangeaient en légume et l'appelaient épinard des montagnes. Dans le Liber de Coquina, elle est associée à l'épinard dans une recette commune : De spiniargiis et atriplicibus (épinards et arroche).
L'arroche, « Adripia » du Capitulaire de Villis, blonde ou rouge, est assimilée de nos jours à une mauvaise herbe et c'est bien dommage.
3 – Vertus (résultats non garantis).
Soigne les maux de gorge, la goutte, la jaunisse, l'épilepsie et, en cataplasme, les piqûres d'insectes. Propriétés également laxatives.
Elle a servi à faire une teinture bleue, proche de l'indigo.
B – recettes pour se nourrir.
L'arroche est l'une des herbes à porée qui sera supplantée par l'épinard. Elle agrémente joliment les salades (feuilles jeunes et tendres). On les mélange souvent aux feuilles d'oseille pour atténuer l'acidité de cette dernière. Les feuilles se consomment très fraîches, cuites à la façon des épinards.
C – recettes pour guérir. (résultats non garantis)
Les feuilles, utilisées en cataplasme, sont émollientes.
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MessageSujet: Aspérule odorante.   Sam 28 Avr - 14:59

(en cours)

Aspérule odorante : (Asperula odorata)
(Reine des bois, Petit muguet, Muguet des bois, Thé suisse, Hépatique étoilée)
Elle est diurétique et fait partie des bonnes plantes pour le foie, elle est antispasmodique, facilite la digestion des angoissés et des nerveux : c’est la plante idéale pour procurer un bon sommeil aux sujets sensibles et aux personnes âgées… Son action bienfaisante contre els spasmes explique sûrement son efficacité sur la décontraction de la vésicule. Elle doit faire partie e toutes les compositions calmantes et hépatiques. Elle sert également à parfumer els armoires. Les vaches qui consomment cette plante dans la nature ou dans le fourrage fournissent un lait plus abondant et savoureux. L’Aspérule odorante se prépare en décoction légère en mettant une bonne cuillerée à soupe de feuilles par tasse. Il est important de la prendre avant le repas ou le soir au couher.
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MessageSujet: Aubépine   Sam 28 Avr - 15:04

A - Nom de la plante : Aubépine, (Crataegus Oxyacantha).

Appelée aussi : Baies de mai, Epine blanche, Epine de mai, Noble épine, Bois de mai, Poire d’oiseau, Sénellier.

1 – Description.
On utilise surtout la fleur, mais aussi la feuille, l'écorce et la baie.

2 – Histoire.
On présume que cette plante est utilisée depuis la préhistoire.
Le premier jour de mai, mois de Flore, il était d'usage en Touraine de cueillir de l'aubépine... avant de passer au muguet.

Croyances.
Malgré ses aiguillons et son bois dur, et bien que ce fût dans celui-ci que l’on taillait les billots pour y coucher la tête des suppliciés, les poètes et les romanciers l’ont souvent célébrée. Réputée depuis toujours pour accroître la fidélité dans tous les domaines, on affirme aussi que l’Aubépine est capable de préserver la chasteté et de prolonger le célibat ! Piquée au sommet du mat des barques de pêcheurs marseillais, elle leur assure une pêche miraculeuse, mais si vous en glissez sous le lit d’une femme, inutile de l’approcher, elle vous refusera toutes ses faveurs !

3 – Vertus.
Connue surtout pour ses propriétés sédatives et antispasmodiques, elle est utilisée comme calmant et somnifère naturel.
L’usage des fleurs d’Aubépine est idéal contre l’hypertension artérielle, l’artériosclérose, les palpitations et autres irrégularités du cœur. Antispasmodique et calmante, elle facilite le sommeil des nerveux et des angoissés, elle rend la vie plus heureuse des personnes en période de ménopause, soulageant les bouffés de chaleur. Elle est indiquée pour la tisane classique du soir, seule ou associée à d’autres plantes analogues, dès la cinquantaine, comme tonique du cœur et « assureur » des artères.

C – Recettes pour guérir. (Aucun résultat garanti !)
Les fleurs se préparent en infusion pendant 10 minutes, à raison d’une cuillerée à café par tasse. A prendre deux ou trois fois par jour dont une le soir (en cure d’entretien, la prise du soir suffit).


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MessageSujet: Aubergine   Sam 28 Avr - 15:06

(en cours)

Aubergine.
1 – Description.
Aubergine : famille des solanacées, genre Solanum melongena.
2 – Histoire.
Elle s'appelle vatin gana en sanscrit, badindjan en persan, al badin jan en arabe et alberginia en catalan. Car elle vient d'Inde. Les premières recettes de "moussaka" font partie de la gastronomie arabo-persane et les arabes ont acclimaté l'aubergine dans l'Espagne musulmane. Il y a de nombreuses recettes d'aubergine dans les livres de recettes arabo-persanes et arabo-andalouses, en particulier dans le Baghdad Cookery Book (1226) et l'Anonyme andalou (début du 13e siècle). On trouve 4 recettes d'alberginia dès 1324 dans le Sent Sovi, 3 recettes chez Robert de Nola à Naples au début du 15e siècle (mais il faut attendre 1750 pour que le mot aubergine fasse son apparition en français !) En effet, pendant plusieurs siècles, l'aubergine a été essentiellement consommée en Espagne, en Grèce et en Italie du Sud. Les Français s'en méfiaient, car, comme la tomate encore inconnue en Europe et dont on se méfiera longtemps, l'aubergine fait partie de la famille des solanacées et s'apparente à la dangereuse belladone. (Le botaniste allemand Leonhart Fuchs dit au 16e siècle : le nom seul d'aubergine doit effrayer ceux qui ont souci de leur santé.)
B - Recettes pour se nourrir.
Les aubergines du Sent Sovi sont cuisinées en gratin avec du fromage :
Capitol CLI. Qui parla con se deuen coura albergines en casola
On prend les aubergines et on les pèle et puis on les cuit. Et quand elles sont cuites, les mettre dans l'eau froide et puis les presser entre 2 tranchoirs. Prendre une cassole en terre et y mettre les épices et l'eau; ajouter du bon fromage (blanc ?) et mélanger le tout. Et puis, quand tout est mélangé dans la cassole, prendre les aubergines, les mettre dans la cassole de fromage et la porter au four. Et cuire au four comme pour faire cuire un flan. Et si on ne veut pas les porter au four, les cuire à la braise sur un trépied, et poser dessus un couvercle avec de la braise.
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MessageSujet: Aulne   Sam 28 Avr - 15:09

(en cours)

A - Nom de la plante : Aulne,(Alnus glutinosa)
Appelée aussi : Aulne commun, Aulne noir, Verne, Vergne.
3 – Vertus.
On utilise fréquemment l’écorce d’aulne : astringente, elle est utile pour soulager les maux de gorge en gargarismes ; en bain de bouche, elle tonifie la cavité buccale et les gencives.
Fébrifuge, elle peut remplacer le quinquina.
C – Recettes pour guérir. (Aucun résultat garanti !)
Elle se prépare en décoction pendant 5 minutes en mettant une cuillerée à café de plante par tasse cela deux ou trois fois par jour ; ou faire des gargarismes et bains de bouche quand cela est nécessaire.
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MessageSujet: Aunée   Sam 28 Avr - 15:12

(en cours)

A - Nom de la plante : Aunée, (Inula helenium )

Appelée aussi : Grande aunée, Inule, Œil de cheval, Aromate germanique, Enule-campane, Canada, Panacée de Chiron, Aillaume.

Origine du nom.
1 – Description.
Culture & Récolte.
Parties utilisées : racines.
Cultiver les racines la deuxième année de pousse (Les plus vieilles deviennent plus ligneuses). Couper les racines en morceaux afin de faciliter le séchage.

Langage des Fleurs.
Symbolique.

2 – Histoire.
C'est l'une des plantes médicinales les plus anciennement réputées. Les Romains l'utilisaient afin de traiter l'indigestion.
Pline l'ancien écrivait : "On ne doit pas passer une journée sans manger des racines d'aunée afin de favoriser la digestion ; d'éliminer la mélancolie et de déclencher les rires".
Galien recommandait la plante comme un bon stimulant du nerf sciatique. Au Moyen Age, c'était une plante très appréciée. Hildegarde de Bingen la recommandait pour ses vertus thérapeuthiques, en particulier pour son action contre les affections pulmonaires. Les herboristes prescrivaient l'aunée pour traiter les toux, les bronchites et l'asthme.
C'était le constituant principal de l'élixir médiéval appelé Potio Paulina.
L'aunée était également très utilisée en médecine vétérinaire, surtout pour les chevaux.

Croyances.
En dépit de son odeur désagréable, la racine d’Aunée portée sur soi aidait à attirer l’amour. Une touffe suspendue dans l’étable protégeait le bétail des sorcelleries. On affirme même que les derviches tourneurs en font brûler sur du charbon ardent pour tourner encore plus vite.
La cueillette de l'aunée est conditionnée par la Saint-Jean. Cette plante quasiment magique bénéficiait dans certaines régions d'un rituel de récolte. Selon Albert le Grand, il faut la cueillir à jeun la veille de la Saint-Jean au mois de juin avant que le soleil soit levé, la faire sécher et la réduire en poudre avec de l'ambre gris. Selon un rite anglo-saxon, lorsqu'on procédait à la récolte, un couteau devait rester en contact avec la plante pendant 3 jours ou pendant une nuit et un jour, avant de l'arracher le soir, le tout accompagné de prières. La plante récoltée était déposée avec le couteau sur un autel et y restait jusqu'au lever du soleil.

Selon Albert le Grand, il fallait porter de l'aunée pendant neuf jours sur son cœur, et en faire avaler à la personne dont on désire être aimé, et l'effet devait suivre.

3 – Vertus.
La racine d’Aunée est antispasmodique et digestive, fébrifuge. Elle calme les brûlures d’estomac et les nausées, augmente le volume de la bile.
Tonique, elle redonne de l’appétit et de la vigueur. Sédative de la toux, c’est un excellent calmant des voies respiratoires soulageant la toux des asthmatiques.

C – Recettes pour guérir. (Aucun résultat garanti !)
Elle se prépare en décoction, à raison d’une cuillerée à café par tasse, deux à trois réparties dans la journée.

Contre les affections pulmonaires, Hildegarde de Bingen conseille une boisson composée de figue, d'aunée et de galanga. Elle indique également : "On conservera l'aunée toute l'année, séchée ou verte, dans du vin [...]. Qui souffre des poumons en boira chaque jour avant et après le repas, avec modération ; le breuvage ôtera le poison de ses poumons, c'est-à-dire le pus, supprimera la migraine et éclaircira ses yeux [...]. Cela est bon contre les affections du poumon. Mais si, outre la faiblesse des poumons, il y a encore d'autres maux, on ne boira point de ce breuvage, car il serait trop fort et blesserait."


Dernière édition par le Ven 1 Juin - 18:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Avocatier.   Sam 28 Avr - 15:16

(en cours)

A - Nom de la plante : avocatier, (Laurus persea)
Appelé aussi : Laurier avocatier.
2 – Histoire.
Croyances.
A Thèbes, c’était l’arbre privilégié des nécropoles, on disait que les morts se régalaient de la chair de ses fruits. Un noyau d’avocat qui germe bien à la maison dans une carafe d’eau est considéré comme un porte chance des plus efficaces.
3 – Vertus.
Digestives, les feuilles d’Avocatier facilitent l’apparition des règles et en soulage les douleurs. Mais c’est surtout pour ses propriétés antidiabétiques que l’on en fait usage.
C – Recettes pour guérir. (Aucun résultat garanti !)
A faire bouillir pendant 2 à 3 minutes et laisser infuser durant 10 minutes une cuillerée à soupe de feuilles coupées par tasse, deux ou trois fois par jour.
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MessageSujet: Alchémille vulgaire   Lun 30 Avr - 15:57

(en cours)

A - Nom de la plante : Alchémille vulgaire., ()
1 – Description.
L'alchémille est une plante vivace à grosse racine ligneuse et noirâtre, entourée de nombreuses radicelles. La tige, de 30 à 50 centimètres environ, est lisse et rameuse. Les feuilles à la base sont larges à lobe pétiolé ; plus haut, elles sont plus étroites, à pétiole plus court. Elles sont d'un vert jaune dessus, plus claires dessous. Les fleurs, visibles de mai à août, forment des petits corymbes à l'extrémité de la tige. Elles sont petites, nombreuses et verdâtres. Le fruit est arrondi, jaunâtre et brillant.
Culture & Récolte
Répandue dans toute l'Europe, l'alchémille préfère les bois et les régions montagneuses. Elle se multiplie par semis des graines au printemps. La plante se récolte tout le temps de sa végétation ; on la coupe de 20 à 30 centimètres à partir de la hauteur. Elle est suspendue en bouquets et séchée dans des endroits secs et aérés.
3 – Vertus.
Riche en tanin, l'alchémille donne de bons résultats dans les cas de coliques, de diarrhées, de pertes blanches, de règles trop abondantes, d'incontinence urinaire. En injections vaginales, elle soulage et favorise les règles, en lotion elle s'utilise contre le prurit vulvaire.
C – Recettes pour guérir. (Aucun résultat garanti !)
Elle se prépare en mettant une cuillerée à soupe de plantes coupées par tasse.
Faites bouillir pendant 2 ou 3 minutes, laissez infuser durant 10 minutes en moyenne, buvez en deux ou trois tasses par jour. Pour les injections vaginales, utilisez la valeur de deux tasses.
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MessageSujet: Airelle   Lun 30 Avr - 16:01

(en cours)

A - Nom de la plante : Airelle des marais,( )
1 – Description.
Famille des éricacées, sous-arbrisseau à feuilles caduques, arrondies et non dentées, poussant dans les sous-bois des forêts supérieures et landes jusqu'à 2600 m.
3 – Vertus.
B - Recettes pour se nourrir.
Les fruits donnent de délicieuses confitures et gelées pour accompagner le gibier et autres gourmandises, jus, tartes…
C – Recettes pour guérir. (Aucun résultat garanti !)
En décoctions à utiliser en bain de bouche contre les inflammations.
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MessageSujet: Airelle rouge   Lun 30 Avr - 16:02

(en cours)

A - Nom de la plante : Airelle rouge, ()
1 – Description.
L'Airelle rouge - famille des éricacées.
Appelée "Vigne du Mont Ida", c'est un sous-arbrisseau rampant, formant des tapis parfois très étendus, ses feuilles sont vernissées, persistant l'hiver, à bord enroulé, ponctuées de petites glandes marron en dessous. Ses fleurs ont la forme de clochettes blanches rosées, donnant des baies rouges acidulées. L'airelle rouge pousse dans les forêts et landes sèches jusqu'à 2500 m.
B - Recettes pour se nourrir.
Les baies sont utilisées en marmelades pour accompagner le gibier. A ne pas confondre avec les raisins d'ours !
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